La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock s’est entretenue vendredi du sort des Allemands détenus en Iran avec son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian, a indiqué son ministère.
Les deux ministres ont eu un entretien téléphonique qui a porté « en particulier sur les cas consulaires allemands », a écrit le ministère allemand sur X.
Jamshid Sharmahd, citoyen allemand d’origine iranienne, a été enlevé fin juillet 2020 par les forces de sécurité iraniennes aux Emirats arabes unis avant d’être conduit en Iran, où il a été condamné au début de l’année à être pendu pour « corruption sur terre ».
La Cour suprême d’Iran a confirmé la peine de mort en avril.
L’Iranienne d’origine allemande Nahid Taghavi, âgée d’une soixantaine d’années, a elle été condamnée à dix ans et huit mois de prison en août 2021 après avoir été arrêtée dans son appartement de Téhéran en octobre 2020.
Nahid Taghavi a été reconnue coupable d’atteinte à la sécurité nationale.
La semaine dernière, l’Allemagne a subi des pressions concernant sa politique à l’égard de l’Iran, après qu’une éminente militante des droits des femmes a quitté en trombe une réunion du gouvernement et accusé les fonctionnaires d’aider Téhéran à « réduire les dissidents au silence ».
Au printemps cette année, l’humanitaire belge Olivier Vandecasteele a été libéré après 15 mois de détention en Iran, en échange d’un diplomate iranien, Assadollah Assadi, condamné en Belgique en 2021 à 20 ans de prison pour « tentative d’assassinats terroristes ».

