Home Actualité International France: la partie civile réclame une condamnation « pour l’exemple » contre Valérie Bacot

France: la partie civile réclame une condamnation « pour l’exemple » contre Valérie Bacot

(Belga) La partie civile a réclamé jeudi une condamnation pour l’exemple, mais sans exiger de peine précise, à l’encontre de Valérie Bacot, jugée devant les Assises de Saône-et-Loire pour l’assassinat de son mari violent et proxénète.

« Il faut que » Erwan (14 ans) « sache que le crime n’est pas la solution, quelles que soient les difficultés extérieures », a plaidé Béatrice Saggio en parlant du dernier des quatre enfants de Valérie Bacot, qu’elle représente en tant que partie civile. « Tout le monde ne peut être que bouleversé par les abominations » que Valérie Bacot a subies, a ajouté Me Saggio, reconnaissant que Daniel Polette, son mari qu’elle a tué d’une balle dans la nuque, était « un sale type ». Mais « il est indispensable pour la construction (d’Erwan) que la loi passe, qu’il soit convaincu que le crime commis par sa mère n’était pas la seule solution », a estimé l’avocate, sans pour autant réclamer une peine précise. Plus tôt dans la journée, des experts se sont succédé à la barre pour expliquer l’impasse dans laquelle se trouvait Valérie Bacot et qui l’a conduite à tuer son mari violeur et violent, le 13 mars 2016. « Aucune échappatoire n’est laissée au sujet aliéné. La seule possibilité est de détruire le sujet aliénant », a déclaré Denis Prieur, expert psychiatre qui a entendu l’accusée après l’assassinat de son mari Daniel Polette, alors âgé de 61 ans. Valérie Bacot, 35 ans à l’époque, encourt la perpétuité. Décrivant un « syndrome de la femme battue », le médecin a souligné qu’elle était une « marionnette », « soumise à l’emprise totalitaire de ce tyran domestique » qui l’a violée dès l’âge de 12-13 ans, quand il était encore son beau-père. L’emprise n’était pas seulement « dominante » mais « permanente », explique l’expert. De ce fait, « elle n’avait pas la possibilité du recours à la loi »: « il n’y a plus d’autre possibilité que de le faire disparaître », a ajouté le psychiatre. (Belga)

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