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Conflits liés à la distribution des terres du domaine Alioune Abatalib NGOM préconise un « code foncier » pour une distribution efficiente des terres

« L’histoire a démontré que de tout temps l’origine principal des conflits est liée à la terre objet de convoitise et source de richesse. En général les initiatives de lotissement sont très bien accueillies par les populations.

Cependant beaucoup s’inquiètent du devenir de leurs domaines après le lotissement. Aurais-je droit à une ou des parcelles ! Combien ca va me revenir ! Aurais je droit à une ou des compensations en nature ou en argent si mon domaine est finalement transformé en réserve foncière pour abriter des projets et autres Autant de questions qui souvent n’ont pas de réponses d’où la nécessité de concevoir un code foncier. »Ces propos sont de Alioune Abatalib Ngom Agent voyer commune de Vélingara ; il a dit en marge d’un séminaire de formation des élus locaux sur le règlement pacifique des conflits en Casamance.

A l’en croire la loi a défini clairement par décret les membres d’une commission de distribution pour les lotissements de parcelles .Pour les communautés rurales aussi la compétence d’affecter ou de désaffecter des terres est clairement établie. Pour cet agent voyer « le problème est comment attribuer des terres et aussi quand est ce qu’il faut les attribuer en tenant compte de la limitation des ressources foncières ! Quelles sont les critères à définir pour une distribution efficiente ! Et à ce propos dira –t-il « Les textes de lois sont muets sur ce plan et pourtant c’est la source principale des conflits. C ‘est pourquoi préconise –t-il « Pour répondre à ces questions lancinantes une étude objective des réalités spécifiques à chaque région est d’abord nécessaire et surtout concevoir un CODE FONCIER OU CODE DE DISTRIBUTION DES TERRES qui répondra à toutes ces interrogations.De même qu’il existe des codes comme le code forestier ; le code de l’urbanisme ou le code de la route ; il urge de réfléchir et de mettre en place un code consacré à la gestion des terres spécifiquement comme le code qui distribue les marches publics appelé code des marches publics . » Assène –t-il.

Selon lui toujours « La subjectivité qui entoure la distribution des terres doit être contournée par une sécurisation du processus avec un code non pas imposé à tous mais consensuel. La résolution pacifique des conflits liés à la terre passe nécessairement donc par ce code qui définira aussi bien des méthodes compensatoires pour les anciens propriétaires de terre dont l’espace est occupé par l’Etat ou par des projets et des notions de priorité pour les futures bénéficiaires. » A-t-il conclu

Babacar Diouf / koldanews

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