Jeudi, 16 Février 2012 13:22
Écrit par ISMAILA MANSALY
Les partisans de Bécaye Diop « très affectés » par ce qu’ils appellent l’immixtion de Farba Senghor dans la crise que traverse la famille libérale de Kolda va tout de même dérouler son programme de campagne pour aller à la pêche des électeurs. En conférence de presse ce mercredi 15 février, ils invitent à la remobilisation des troupes pour se lancer dans la campagne électoral avec comme objectif de « dépasser le score de 65,66% réalisé en 2000 », a fait savoir leur porte parole Moussa Diamanka alias Gaspard. Il a en outre demandé aux membres de son camp de poursuivre le combat politique du maire Bécaye Diop durant son indisponibilité. Car, selon lui, ce dernier « s’est sacrifié pour développer la ville de Kolda et améliorer les conditions de vie des populations. Ce n’est pas le moment de lâcher ». Non sans leur faire comprendre que « le candidat des FAL ce n’est pas Farba Senghor qui ne représente rien chez lui. C’est plutôt Abdoulaye Wade qui a beaucoup de considération pour notre leader Bécaye Diop à qui il a renouvelé toute sa confiance à l’occasion du meeting de Kolda. Nous devons tout faire pour réélire ce du peuple candidat dès le premier tour le 26 février prochain » a-t-il lancé
Et Gaspard Diamanka de déplorer le comportement de Farba senghor qui selon lui a remué le couteau dans la plaie en aidant à la mise en place d’un « comité électoral parallèle ». Ce qui constitue pour lui une preuve que « ce responsable national à légitimer la fronde et la scission interne qu’elle a occasionnée » .Conséquence : les frères libéraux continuent à se regarder en chien de faïence et à se lancer des flèches, « certains vont jusqu’à proférer des injures. Cela ne nous honorent pas », se désole un fidèle du maire. Toutes choses qui font dire à certains observateurs du champ politique du Fouladou que la poignée de main vue lors du meeting dernier cache encore une haine. Ce qui est sûr, « la guerre fratricide entre les libéraux fait encore rage ». Et la réalité du terrain présente actuellement « les deux camps face à face, chacun tendant une main pas du tout sincère à l’autre puisqu’ils refusent d’aller à la table de négociation pour faire la paix des braves ». Ainsi, certains fouladounabés croient dur comme fer que cette paix, tant souhaitée par les militants de base en cette période de campagne électorale, ce n’est pas de main la veille.
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