
Soixante femmes sénégalaises et bissau-guinéennes mènent des activités de maraîchage dans le village de Sanou-Sénégal, situé à la frontière à environs 7 km de Samine, dans le département de Goudomp. C’est une initiative du GIE dénommé « Intégration » visant à lutter contre la pauvreté à la frontière et à raffermir les relations entre les deux pays. Ce projet est financé par la CARITAS et le Programme d’Initiatives Locales pour la Sécurité Alimentaire (PILSA).

Démarré en 2002, année de retour au bercail des habitants du village de Sanou-Sénégal déplacés par le conflit casamançais, ce GIE transfrontalier « Intégration » est en train d’améliorer progressivement les conditions de vie des populations. Chaque jour, une trentaine de femmes guinéennes traversent la frontière pour trouver leurs sœurs sénégalaises dans le périmètre maraîcher situé dans le village de Sanou-Sénégal où elles produisent de l’oignon pendant la saison sèche. Le projet a été financé au début par la CARITAS à hauteur de trois millions. Ce premier financement a permis de clôturer un demi hectare, de forer un puits, d’acheter de l’engrais et du petit matériel d’arrosage pour démarrer les activités, selon l’initiateur de ce projet Amadou Sadio horticulteur de formation et encadreur de ces femmes. A partir de cette année, le périmètre a connu une extension grâce à un appui du PILSA pour trois millions de francs CFA. Ainsi, la surface cultivable est passée à un hectare complètement grillagé, un second puits est en tain d’être foré à cela s’ajoutent trois bassins de rétention construits à l’intérieur de ce périmètre d’où la satisfaction de Ndangui Sadio membre de ce GIE. « Nous remercions nos partenaires la CARITAS et le PILSA. Avec cette extension, nous allons pouvoir dépasser de loin la production de l’année dernière» renseigne -t-elle .A en croire Madame Gnabaly du village de Sanou Guinée, ce projet est en train d’améliorer peu à peu les conditions de vie des membres . « Nous amenons une partie de notre production dans la famille, ce qui permet à chacune d’entre nous d’améliorer la qualité des repas servis à nos maris et à nos enfants. Nous gagnons également aussi un peu d’argent pour régler nos petits besoins familiaux. Ce projet nous aide beaucoup » se réjouit-elle. Ainsi, Madame Gnabaly ne souhaite que « le retour définitif de la paix » pour que les membres de ce GIE puissent dérouler de manière pérenne leurs activités.

A signaler que ces femmes perdent un temps assez considérable pour arroser actuellement tout le périmètre. Ainsi, elles sollicitent un appui en « motopompe et en groupe électrogène », ceci pour alléger les conditions d’approvisionnement en eau. Il urge également de les former en gestion financière pour ensuite mettre en place un comité de gestion compétent et dynamique capable de suivre convenablement la traçabilité des fonds que ce GIE reçoit en terme d’appui financier.
Ismaila MANSALY / koldanews
| < Précédent | Suivant > |
|---|
Copyright 2009-2010 - koldanews.com , Tous droits réservés.
Website by winbald