
Des médecins et autres spécialistes de santé consultant et distribuant gratuitement des médicaments à la Maison d’arrêt et de correction de Kolda le samedi 29 Mai dernier loin de tout tintamarre. Un travaille très laborieux mais bien fait, avec prés de 116 personnes consultés. Le geste est rare au fouladou et fortement salué par les bénéficières et les parents des détenus.
A l’origine du projet, Mr Hamidou Diallo responsable discret et efficace des écologistes au Fouladou. Cet Analyste-programmeur formé à Bruxelles en Belgique, est un politique faisant l’exception dans le landerneau. Il est le secrétaire général régional de la fédération démocratique des écologistes du Sénégal (FDES), dirigé Haïdar El Ali.
Travailleur infatigable, il est loin des micros et autres tapages médiatique des politiciens, le patron de l’Océanium du sud est toujours sur le terrain pour accompagner les activités des populations dans la préservation de l’environnement ne renonçant pas pourtant à combattre le régime libéral. Il est parmi les grands dépités du système en tant qu’anciens militants actif de la CDP /garb-gui d’Iba Der Thiam qu’il a quitté le lendemain de l’alternance, quand le parti a dévié de sa ligne politique. Wade, il ne cautionne pas son model de gouvernance, mais aussi, la manière dont la politique se pratique dans les différents partis ne l’agrée point. Il préfère l’action sur le terrain, accompagner des victimes d’inondations chercher des financements pour faire du reboisement dans les zones dégradées et accompagner les petits projets des « oubliés ». Un projet d’éco-mutuel va bientôt voire le jour à Kolda, le sociétaire bénéficiant de crédit et paye les intérêts de ce crédit en plantant et entretenant un certain nombre d’arbres ou en faisant d’autres activités dans la préservation de l’environnement. Son rêve aujourd’hui est de restaurer la forêt de djimara dans le département de Médina yéro foulah et revitaliser le fleuve casamance. Il souhaite voire le développement de centre écotourisme au fouladou.
Physique de sportif, Hamidou frôlant le mètre 90 est un politicien peu bavard, mais soutenant fièrement ses convictions écologiste. Ses amis lui reprochent la sincérité comme si politicien ne doit pas l’être .Au sein de la coalition Benno ou il fait parti des locomotives ses positions imposent le respect car allier a un engagement désintéressé.Il nous parle ici de certaines de ces activités.
Dans le cadre des activités de protection de l’environnement, Océanium.Sud, dont je suis le coordonnateur dans l’ex-région de Kolda, a mené des actions de reboisement dans toute la Casamance en collaboration étroite avec les populations locales qui ont compris l'enjeu de la sauvegarde de cette ressource naturelle. C’est ainsi, seulement dans ma zone d’intervention, Nous avons reboisée 1.311.115 plantes, ce qui est une première dans l’histoire de notre nation depuis l’indépendance.
Et pour cette campagne, en haute Casamance, nous avons pour objectif cent millions de d’arbres de diverses espèces. Dont principalement, le Rôniers et le palétuvier (Mangroves). Puisque La superficie des forêts de mangrove a fortement diminué. Elles ne couvriraient en 2008 que 80 000 hectares soit une réduction de 50% par rapport à 1980. Le reboisement de la mangrove est par conséquent une véritable urgence écologique, elle constitue un écosystème richement productif et indispensable à la vie des communautés.
En effet, le palétuvier (Mangrove) principale espèce d’écosystème sur le littorale du fleuve Casamance, est utilisé comme bois d'œuvre par les populations riverains. Par ailleurs, les huîtres qui poussent naturellement sur les racines fournissent un apport important de protéines dans l'alimentation. Les forêts de mangrove constituent aussi, des habitats naturels pour une grande variété d'espèces animales (crabes, huîtres, mangoustes, loutres, crocodiles, singes, oiseaux...) et un lieu de fraie, de nurserie et de reproduction pour de nombreuses espèces de poissons.
Par ailleurs aussi, dans le Médina YéRO FOULAY à l’instar de la plupart d’autres régions de la Casamance , subit les conséquences de la dégradation accélérée de l’environnement. Ses ressources forestières s'amenuisent de jour en jour, car la pratique très destructive du feu de brousse est généralisée et en outre, sa situation de zone de production de charbons et de bois d’œuvres pour Djimbé ou meubles, le place dans une zone où le déséquilibre des écosystèmes est le plus marqué de la Casamance originelle.
En effet, cette crise a des conséquences dramatiques avec des économies de prélèvements, fortement dépendantes des ressources naturelles et de l'environnement.
Dans ce contexte, nous écologistes, s’activons à promouvoir une gestion rationnelle et durable des ressource naturelles du fouladou.
Ainsi, nous ambitionnons de doter rapidement les communautés villageoises riveraines des forêts du plateau de Djimara d’un plan d’aménagement et de gestion concertée des ressources, de compétences techniques et organisationnelles permettant d’améliorer durablement les conditions de vie des riverains.
Par conséquent, appuyer les collectivités ayant en charge la gouvernance environnementale à améliorer leur pratique en matière de gestion des ressources naturelles. C’est pourquoi nous envisageons d’abord dès à présent, de faire un état des lieux de la gestion des ressources naturelles et environnementales dans certaines communautés rurales de la zone du MYF, ensuite de créer les conditions de partage de l’information entre les différents acteurs du développement local afin de promouvoir un dialogue politique et social entre élus et citoyens.
L’action promeut la restauration et la gestion concertée des forêts par les populations autochtones en lieu et place d’une exploitation par des privés peu soucieux de la durabilité de la ressource. Aussi un accent particulier sera accordé aux femmes dans l’exploitation rationnelle des ressources forestières et de développer l’éco-tourisme comme activité centrale capable de générer des revenus substantiels.
Dans ce cadre, il est indispensable que les populations qui sont les premiers bénéficiaires soient aussi les premiers acteurs de la conservation, c’est pourquoi cette forêt communautaire a aménagée sera géré de manière participative par un comité de gestion élu qui représente la population.
Habitat
En outre, en ce qui concerne l’habit, les populations de zones urbaines et périurbaines, sont les plus affectées par la problématique de l’habitat et du manque de ressource pour l’achat au prix fort – hors des économies familiales locales – des matériaux de construction importés, obligeant les familles à puiser dans leurs maigres budgets de santé, d’alimentation, d’éducation ect …
Dans cet optique, en partenariat avec une ONG français (L’Association la Voûte Nubienne (AVN), nous commenceront dès le mois de novembre 2010, de permettre l’appropriation par les populations péris-urbains de Kolda d’abord, le développement du concept technique Voûte Nubienne qui permet la réalisation de bâtiments solides et modulables avec un outillage basique, en terre crue (matériaux disponible et gratuit).
Au demeurant, dans la sous région, l’utilisation de bois qui se raréfies et de tôles importées et inadaptées – chaudes et coûteux – enferme les populations dans un cercle vicieux, amplifiant leur pauvreté et leur dépendance.
Donc la technique (VN), construction de toit en terre et la seule alternative viable, afin d’amélioré durablement le confort de leurs habitats, adaptés aux contextes socio-économiques, environnementaux et culturels des populations de nos terroirs.
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Commentaires
Vous faites ce qu\'on attend du bon citoyen.
Beaucoup dans kolda ne savent pas les menaces qui pèsent sur notre écosystème ou s\'intéressent guère
cf la disparition de nos singes.
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