L’actuel ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur a un bon marabout. Directeur d’école à la survenue de l’alternance en 2000, Bécaye Diop trône aujourd’hui à la prestigieuse Place Washington. Ce parcours spécial, presque miraculeux semble faire de lui l’homme le plus redevable à Wade. Toutes ses sorties seront donc trempées dans du fiel, pourvu que ça plaise au chef de l’Etat, candidat pour 2012. Lui qui a cherché vainement à être nommé sous-préfet à l’époque glorieuse du Ps. Aujourd’hui, ministre d’Etat, ministre de l’Interieur, il a, ironie du sort, la haute main sur le commandement territorial.
« Frapper vite et fort ! » Le propos est du défunt Madieng Khary Dieng, alors ministre de l’Intérieur. Et c’était pour plaire au prince. Le tout nouveau ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur est quasiment sur la même allure. Sa troisième vie semble consacrer à un dévouement inouï à son bienfaiteur. « A juste raison ! », diraient en chœur ceux qui l’ont connu.
Parce que le patron de la Place Washington, aujourd’hui âgé de quelque 64 ans, a été pratiquement tiré du gouffre par une main miraculeuse. La taille moyenne, le teint noir, l’homme à la chevelure grisonnante devait aller à la retraite quand l’alternance a sonné en 2000. Lorsque ça jubilait au Point E, au domicile du pape du Sopi, porté au pinacle, chez « BeK », l’heure était donc aux calculs. Instituteur de brousse pendant de très longues années, il démarre sa carrière comme moniteur, une fonction qui ne demande que d’être titulaire du certificat d’études. Il venait alors du Centre d’apprentissage de Ziguinchor où il est entré en 1961. Le visage moucheté, le maire de Kolda a dans sa poche les coins et recoins du Fouladou. Né d’une mère mandingue et d’un père Pulaar venu chercher fortune à Tankanto Escale, commune située à une quarantaine de kilomètres de Kolda, Bécaye Diop enseigne, dans sa première « vie », tour à tour à Samine, Tankanto Escale et Bagadadji avant d’atterrir dans une école de la commune de Kolda. Marié à trois épouses, le ministre d’Etat-maire est arrivé au Parti démocratique sénégalais (Pds) un certain… 11 septembre 1991. Le jour où les forces alliées à Georges Bush balançaient leurs premiers missiles au Koweit pour chasser Saddam Hussein, l’occupant irakien.
Accueilli à son domicile dans la famille libérale par les défunts Omar Lamine Badji, Laye Diop Diatta et l’ancien député Moussa Diédhiou, Bécaye Diop quitte avec fracas le Parti socialiste (Ps) et la tendance de Moctar Kébé « Moké ». Il protestait, alors, contre les investitures dans son parti. Le reste, le « transhumant » lui a donné un rythme d’enfer. La guerre qu’il mène à son ancien parti est sans merci. Courageux, il ne recule devant rien pour barrer la route à ses anciens compagnons. Sa vie de famille et de fonctionnaire en sont fortement affectées. Qu’importe, « BeK » fonce, décidé à faire expier aux socialistes leur péché. Aux élections de 1993, il est envoyé à la Maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor suite à la ténébreuse affaire des ordonnances. Sa voix de Stentor, ce héros de la guerre de Troie, résonne encore dans les oreilles de nombre de ses anciens élèves qui retiennent de lui ce maître sévère. L’opposition où il a passé 9 ans l’a complètement rendu miséreux.
Mais, comme s’il en avait la prémonition, Bécaye Diop est resté intraitable, un libéral dur, durant sa deuxième « vie ». Le soir du 19 mars, lorsque les radios faisaient crépiter les résultats du 2nd tour, bureau de vote par bureau de vote, l’homme s’était déjà, à coup sûr, projeté au septième ciel. Voilà pourquoi l’absence de Kolda au gouvernement de Moustapha Niasse a frustré plus d’un dans la capitale du Fouladou. Les premières clameurs relayées par les radios ont été bénéfiques au maire de Kolda. Le gouvernement de Niasse est remanié pour permettre à Bécaye Diop de signer son entrée au conseil des ministres au poste de ministre délégué. Puis, comme s’il tenait Wade en laisse, il passe aux Forces armées, devient ministre d’Etat et se voit depuis le dernier remaniement ministériel propulsé à l’Intérieur. L’homme qui manie à merveille le manding et le Pulaar sait qu’il est redevable au président Wade. Aux Forces armées, Bécaye Diop était presque muet. A la Place Washington, il retrouve subitement sa voix de stentor. Il a dû comprendre que sa nouvelle position, sa troisième « vie », doit servir à quelque chose : réélire le « vieux » à tout prix. Même s’il faut mettre une muselière à la bouche de chaque journaliste, juste après le scrutin de 2012. Pourtant, douze ans avant, c’est un journaliste qui donnait les premiers résultats du 2nd tour de son bureau de vote, à Kolda.
Source: La Gazette.sn
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Commentaires
MONSIEUR LE MINISTRE D\'ETAT TU ES UN BON GAGNEUR ET TU L\'AS TOUJOURS PROUVE AVEC L\'EQUIPE TRES JEUNE ET TRES DYNAMIQUE QUI T\'ENTOURE .LE PRESIDENT ENCORE SUR TOI POUR 2012
a ce que je saches personne est nait Riche?
Fraternellement .
Patrice SANE
Secretaire Nationale Chargé de l\'Organisation de la CNCL
PS: merci atoutes les personnes qui ont eu cette noble idée de créer ce site pour les koldois. que Dieu vous bénisse et réalise tous vos projets futures. bon courage
J\'AI UN PEU CONNU L\'HOMME ET JE RETIENS DE LUI LE GRAND FRERE PREVENANT, LE DOYEN AVISE ET DEFENSEUR DE SES COLLEGUES AUQUELS IL A PERMIS DE DEMYSTIFIER LE MYTHE DE L\'INSPECTEUR GENDARME. AVEC DES DOYENS COMME BECAYE, ALASSANE DIAWARA,PATHE BALDE,MBALLO DJIBA, GUIRO, BABA KANDE ET TOUS LES AUTRES, LE FOULADOU AVAIT SA CREME ET NOUS PENSONS AVEC AMOUR ET NOSTALGIE A TOUTES CES FORTES TETES QUI NOUS ONT ENCADRE ET FORME.
GRAND BECAYE \"NOUS SOMMES FIERS DE TOI\"
CONTINUEZ SUR VOTRE LANCEE CAR NUL DOUTE QUE VOUS REUSSIREZ. IBOU
C\'est un honneur pour tout koldois et sénégalais car il est compétant et c\'est ce que le Sénégal a besoin
Merci
Vous faites un trés bon Griot, vous connaissez visiblement trés bien l\'homme et son histoire.
Qu\'il soit le seul fils du Fouladou-Pakao-balantacounda qui a réussi en politique, dépend de ce que vous entendez par \"politique\":
- si pour vous, politique c\'est réussite personnelle, dans ce cas vous avez peut être raison, il est sans doute le seul.
- si pour vous, politique c\'est la gestion des affaires de la cité et l\'utilisation à bon escient et efficace des derniers publics, ça je doute qu\'il soit de cette lignée, votre maître de tankanto escale.
Junior,je connais trés peu l\'histoire de votre maître de tankanto escale, mais je crois savoir que depuis que vous l\'avez connu, alors qu\'il vivait avec sa femme Penda dans une Case au village, il est resté maitre, puis directeur d\'une école primaire, jusqu\'ici vous voyez, rien extraordinaire.
Ce qui m\'étonne chez votre maitre, c\'est que sa vie à totalement changer depuis l\'alternance, c\'est normal!!!
Ah oui, J\'allais oublier, votre maître est un disciple loyale au président de la république, le premier à qui il faut apprendre à gérer une cité, malgrés ces diplômes, hélas! Notre cher président aurait mieux servi le pays, s\'il était resté doyen dans une fac.
Revenons à notre ministre du fouladou, qui s\'est enrichi de façon insolente depuis les 10 dernières années, ça au moins, nous le savons tous.
Junior, il serait temps d\'ouvrir tes yeux et penser sérieusement à ta région. Ce n\'est pas parce que la vie de Monsieur Diop ton maître à changé, qu\'il faut en être fier! On en sera fier, que lorsque la vie de votre voisin agriculteur de tankanto-escale changera, qu\'il accédera tranquillement à des soins, qu\'il mangera à sa fin, que ses enfants iront à l\'école, que ses récoltes seront achetées,...
Tu vois junior, je ne suis pas fier de ton maître, je ne peux pas en être fier.
Réfléchis junior, ce n\'est pas trop tard.
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The Serial Killer
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