Le marabout du village de Saré Konko, dans la communauté rurale de Médina El-Hadj, arrondissement de Dioulacolon, département de Kolda s’est éteint le mardi passé à Dakar et a été inhumé ce vendredi dans son village natal. A cette occasion un très grand hommage lui a été rendu. Malgré sa disparition, ses œuvres seront poursuivies par ses fidèles.
(Correspondant) - La communauté islamique du Fouladou est en deuil avec le rappel à Dieu, le mardi passé, de Thierno Mamadou Wagué Kandé à la suite d’une longue maladie. Fervent défenseur de l’Islam, Thierno Mamadou Kandé, la soixantaine révolue, a, durant toute sa vie, œuvré pour la propagation de l’Islam ainsi que son rayonnement à travers toute la sous-région. Grâce à son dynamisme et sa persévérance dans ce combat, en sus de ceux de la diaspora, 47 ‘dahiras’ ont été mis sur pied par ses disciples installés dans les quatorze régions du pays, en Guinée Bissau, en Gambie et en Europe.
Partout où cela fut possible et, sous son impulsion, plusieurs écoles coraniques ont été créées par ses anciens talibés, parfois, même, dans des zones autrefois trop hostiles à l’Islam. Chaque année, un nombre important de ses fidèles viennent, à Kolda, célébrer son ‘Gamou’. A côté de sa dimension religieuse, Thierno Mamadou Wagué Kandé fut un homme charitable, courtois et disponible à trouver des solutions aux différentes doléances que ses concitoyens, fussent ses talibés ou de simples anonymes, lui soumettaient. Sur le plan économique, le défunt fut un grand agriculteur. A l’arrivée de l’hivernage, il s’adonnait à l’agriculture, aidé en cela par ses ‘talibés’. Par sa modestie et sa simplicité, l’homme de Dieu se confondait avec la masse populaire. Aucun signe vestimentaire ne le distinguait de ses proches.
Il embrassa les études coraniques très tardivement dans l’unique but de combler un vide auquel faisaient face les populations de sa contrée. Celles-ci étaient obligées, de par le passé, de solliciter, aux heures de prière ou de cérémonies religieuses, les services des marabouts des villages environnants. En ce qui concerne son cursus coranique, ce guide religieux avait commencé ses études, tout d’abord, à Saré Konko, son village natal, auprès de Thierno Aliou Baldé avant de se rendre par la suite à Kaédi, en Mauritanie. Ce n’est qu’en 1970 qu’il revint s’installer, définitivement, dans son village. Selon le président de ces différents ‘Dahiras’, Pathé Baldé, ‘cette disparition constitue une grande perte pour le Fouladou et pour la communauté musulmane’.
Pour continuer l’œuvre laissée par leur marabout, tous les fidèles s’engagent à s’unir, derrière son fils, Thierno Ama Néné Kandé. Afin de montrer tout l’attachement qu’ils portaient à leur parent ou leur guide spirituel, des milliers de personnes, venues des quatre coins du pays, de la Guinée Bissau et de la Gambie, lui ont rendu un dernier hommage à l’occasion de ses funérailles organisées, ce vendredi, à saré Konko. Où il repose pour l’éternité. Que Dieu, le Tout Puissant, l’accueille dans son paradis !
Il fut un grand marabout disponible pour sa population dynamique et modeste.Pour lui rendre un dernier hommage je souhaite que le tout puissant l'accueille dans son paradis et que son âme se repose en paix amine
:jE SUIS SON NEVEU de tout le monde l'a perdu plus particulièrement c moi ibrahima kandé dit Tounkang qui ai perdu tout c'était mon ami,mon oncle,mon partenaire et mon marabout c'est une date inoubliable dans la région de Kolda il était un homme simple et de paix que la terre lui soit lègère au Paradis amine
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