A l’image des villes comme Thiès et Fatick, Kolda a bénéficié du programme indépendance 2006 qui a permis à l’édile de la ville et un certain nombre d’acteurs au développement de construire un nombre conséquent de réalisations.
Les problèmes d’urbanisation trouvent selon l’ancien 4e adjoint au maire de Kolda, Abdoul Aziz Bodian (actuel président de la commission de l’Urbanisme) leurs causes dans l’absence pour la ville d’un Programme d’investissement communal (Pic). Pour ce dernier, qui a pris une part active dans la supervision des travaux de modernisation de la ville, le Pic est un instrument qui permet de prévoir les investissements à long terme dans le périmètre communal et facilite du coup la gestion domaniale.
Les travaux entamés par la ville de Kolda en partenariat avec des structures de l’Etat et du privé dans la période 2006 à nos jours sont en train de changer la physionomie de Kolda. La ville qui pouvait être considérée à juste titre avant les travaux de modernisation d’après 2000 comme un gros village, a pris un nouveau cap, celui de la modernisation. Il suffit de suivre les commentaires du Conseiller municipal Aziz Bodian qui fut dans un passé récent un des bras droit du maire Bécaye Diop pour s’en convaincre.
Dans le domaine de la voirie, près de 20 kilomètres de linéaires ont été réalisés pour un montant de 4 milliards de nos francs à partir du mois de janvier 2006. Des routes intérieures et principales ont sorti de l’anonymat certains coins de la ville. Kolda, qui ne comptait que les routes nationales, qui s’entrecroisent au centre-ville, a du coup enregistré une pléiade de routes principales et secondaires qui permettent de parcourir en un temps record des quartiers périphériques comme Médina Chérif, le Plateau et même les profondeurs de Saré Moussa et Sikilo. Ce n’est pas tout, notera Abdoul Aziz Bodian, 541 poteaux de luminaires ont été installés le long des voies pour assurer l’éclairage public. Le programme de la construction de routes a été accompagné par endroits par la réalisation de caniveaux pour l’évacuation des eaux usées et de pluies afin de réduire les effets des inondations constatées dans les quartiers de Sinthian Idrissa, Escale et Sikilo Nord...
Dans le cadre des constructions, six blocs administratifs sont en cours de finition (à 90 %) dans le quartier de Bouna Kane. Il s’agira selon Aziz Bodian de procéder dès la réception des bâtiments au transfert de certains services en location de l’Etat.
A l’ouest de l’imposant bâtiment de l’Hôtel de ville qui a été réceptionné avant les élections de 2007, le grand centre commercial de la ville est en train de prendre forme. Il est aujourd’hui achevé à presque 80 %. La Case des tout-petits de Kolda que l’on peut visiter est terminée. Elle a été construite dans le quartier le plus peuplé de la ville à savoir Sikilo, que feu Dicory Diop de son vivant surnommait « la Chine populaire ».
Cinq centres multifonctionnels polyvalents dotés d’aires de jeux où les jeunes pourront s’adonner à des activités de jeunesse sont en construction dans les quartiers de Saré Moussa, Bantagnel, Saré Kémo, Gadapara et Hilèle. Ces centres polyvalents sont achevés à 70 %. Dans la même mouvance, un Espace jeunes est en cours de construction dans le quartier de Bouna Kane ; tout comme la réhabilitation de la Salle des fêtes sise dans le quartier de Gadapara. Dans le registre des perspectives, le conseiller Abdoul Aziz Bodian cite entre autre, plusieurs projets. D’abord la construction d’un collège d’excellence à Bouna Kane et les futurs chantiers que constituent les Ponts de Hilèle (qui va permettre de faire la jonction entre les populations de la zone de Sikilo-Hilèle et celles de la zone de l’hôpital régional) et de Sinthian Idrissa (qui va faire la jonction entre Bouna Kane et Sinthian Idrissa).
La nouvelle gare routière en cours de construction à l’entrée de la ville du côté de Saré Moussa Ndour est aussi à mettre dans le lot des réalisations du programme spécial indépendance.
Des contraintes spatiales et juridiques
Commune rurale érigée, en 1984, capitale de la toute nouvelle région qui porte son nom, la commune de Kolda est en train de faire progressivement sa mue. Sa position de ville carrefour facilite un développement fulgurant du point de vue spatial et démographique. Mais ceci semble être bloqué par des contraintes spatiales et juridiques
La ville de Kolda, s’il faut se fier aux limites de l’arrêté 886 Apa du 06 février 1952, est un carré de 3 kilomètres de côté dont le centre est le pont Abdoul Diallo. Ce qui veut dire qu’au-delà du pont Abdoul Diallo, sur un rayon d’un plus de 1.500 m, on est dans une des Communautés rurales qui entourent la commune de Kolda.
Cet arrêté de plus d’une cinquantaine d’années ne reflète plus la réalité du terrain. Hormis le domaine du Centre de recherche en zootechnique (Crz) qui bloque, à l’ouest, la progression des nouvelles constructions et lotissements, les communautés rurales de Dioulacolon, Saré Bidji, Ndorna ont dû céder une partie de leurs terres sous l’effet du boom démographique noté dans la nouvelle capitale du Fouladou.
L’ancien bâtiment de l’Hôtel de Ville et l’ensemble des vieilles bâtisses aux alentours notamment l’ancienne Préfecture, le Trésor, le Palais de justice, le Commissariat central, la Poste, le Marché central et les bâtiments coloniaux qui servent de locaux aux privés et à certains services administratifs, formaient l’essentiel du centre-ville de Kolda.
L’érection de la ville en capitale régionale, le transfert des compétences aux collectivités locales intervenu en 1996, le changement d’équipe dirigeante à la tête du Conseil municipal et tout dernièrement le programme Indépendance 2006 sont, entre autre, des faits qui ont induit plusieurs changements dans la commune de Kolda.
KOLDA : Les chantiers transforment la ville
A l’image des villes comme Thiès et Fatick, Kolda a bénéficié du programme indépendance 2006 qui a permis à l’édile de la ville et un certain nombre d’acteurs au développement de construire un nombre conséquent de réalisations.
Les problèmes d’urbanisation trouvent selon l’ancien 4e adjoint au maire de Kolda, Abdoul Aziz Bodian (actuel président de la commission de l’Urbanisme) leurs causes dans l’absence pour la ville d’un Programme d’investissement communal (Pic). Pour ce dernier, qui a pris une part active dans la supervision des travaux de modernisation de la ville, le Pic est un instrument qui permet de prévoir les investissements à long terme dans le périmètre communal et facilite du coup la gestion domaniale.
Les travaux entamés par la ville de Kolda en partenariat avec des structures de l’Etat et du privé dans la période 2006 à nos jours sont en train de changer la physionomie de Kolda. La ville qui pouvait être considérée à juste titre avant les travaux de modernisation d’après 2000 comme un gros village, a pris un nouveau cap, celui de la modernisation. Il suffit de suivre les commentaires du Conseiller municipal Aziz Bodian qui fut dans un passé récent un des bras droit du maire Bécaye Diop pour s’en convaincre.
Dans le domaine de la voirie, près de 20 kilomètres de linéaires ont été réalisés pour un montant de 4 milliards de nos francs à partir du mois de janvier 2006. Des routes intérieures et principales ont sorti de l’anonymat certains coins de la ville. Kolda, qui ne comptait que les routes nationales, qui s’entrecroisent au centre-ville, a du coup enregistré une pléiade de routes principales et secondaires qui permettent de parcourir en un temps record des quartiers périphériques comme Médina Chérif, le Plateau et même les profondeurs de Saré Moussa et Sikilo. Ce n’est pas tout, notera Abdoul Aziz Bodian, 541 poteaux de luminaires ont été installés le long des voies pour assurer l’éclairage public. Le programme de la construction de routes a été accompagné par endroits par la réalisation de caniveaux pour l’évacuation des eaux usées et de pluies afin de réduire les effets des inondations constatées dans les quartiers de Sinthian Idrissa, Escale et Sikilo Nord...
Dans le cadre des constructions, six blocs administratifs sont en cours de finition (à 90 %) dans le quartier de Bouna Kane. Il s’agira selon Aziz Bodian de procéder dès la réception des bâtiments au transfert de certains services en location de l’Etat.
A l’ouest de l’imposant bâtiment de l’Hôtel de ville qui a été réceptionné avant les élections de 2007, le grand centre commercial de la ville est en train de prendre forme. Il est aujourd’hui achevé à presque 80 %. La Case des tout-petits de Kolda que l’on peut visiter est terminée. Elle a été construite dans le quartier le plus peuplé de la ville à savoir Sikilo, que feu Dicory Diop de son vivant surnommait « la Chine populaire ».
Cinq centres multifonctionnels polyvalents dotés d’aires de jeux où les jeunes pourront s’adonner à des activités de jeunesse sont en construction dans les quartiers de Saré Moussa, Bantagnel, Saré Kémo, Gadapara et Hilèle. Ces centres polyvalents sont achevés à 70 %. Dans la même mouvance, un Espace jeunes est en cours de construction dans le quartier de Bouna Kane ; tout comme la réhabilitation de la Salle des fêtes sise dans le quartier de Gadapara. Dans le registre des perspectives, le conseiller Abdoul Aziz Bodian cite entre autre, plusieurs projets. D’abord la construction d’un collège d’excellence à Bouna Kane et les futurs chantiers que constituent les Ponts de Hilèle (qui va permettre de faire la jonction entre les populations de la zone de Sikilo-Hilèle et celles de la zone de l’hôpital régional) et de Sinthian Idrissa (qui va faire la jonction entre Bouna Kane et Sinthian Idrissa).
La nouvelle gare routière en cours de construction à l’entrée de la ville du côté de Saré Moussa Ndour est aussi à mettre dans le lot des réalisations du programme spécial indépendance.
Des contraintes spatiales et juridiques
Commune rurale érigée, en 1984, capitale de la toute nouvelle région qui porte son nom, la commune de Kolda est en train de faire progressivement sa mue. Sa position de ville carrefour facilite un développement fulgurant du point de vue spatial et démographique. Mais ceci semble être bloqué par des contraintes spatiales et juridiques
La ville de Kolda, s’il faut se fier aux limites de l’arrêté 886 Apa du 06 février 1952, est un carré de 3 kilomètres de côté dont le centre est le pont Abdoul Diallo. Ce qui veut dire qu’au-delà du pont Abdoul Diallo, sur un rayon d’un plus de 1.500 m, on est dans une des Communautés rurales qui entourent la commune de Kolda.
Cet arrêté de plus d’une cinquantaine d’années ne reflète plus la réalité du terrain. Hormis le domaine du Centre de recherche en zootechnique (Crz) qui bloque, à l’ouest, la progression des nouvelles constructions et lotissements, les communautés rurales de Dioulacolon, Saré Bidji, Ndorna ont dû céder une partie de leurs terres sous l’effet du boom démographique noté dans la nouvelle capitale du Fouladou.
L’ancien bâtiment de l’Hôtel de Ville et l’ensemble des vieilles bâtisses aux alentours notamment l’ancienne Préfecture, le Trésor, le Palais de justice, le Commissariat central, la Poste, le Marché central et les bâtiments coloniaux qui servent de locaux aux privés et à certains services administratifs, formaient l’essentiel du centre-ville de Kolda.
L’érection de la ville en capitale régionale, le transfert des compétences aux collectivités locales intervenu en 1996, le changement d’équipe dirigeante à la tête du Conseil municipal et tout dernièrement le programme Indépendance 2006 sont, entre autre, des faits qui ont induit plusieurs changements dans la commune de Kolda.
L’encombrement du centre-ville
La nature du relief de la ville de Kolda, qui s’étale de part et d’autre du fleuve Casamance, est constituée d’un nombre impressionnant de ravins causés par l’érosion pluviale. Le fleuve Casamance, qui est un réceptacle naturel des eaux de pluies, forme une cuvette qui est dominée, de part et d’autre, par les habitations de la ville de Kolda.
Des quartiers comme Château d’eau, Doumassou et Ndiobène déversent leurs eaux pluviales dans le fleuve en laissant sur place un ravinement dont les effets destructeurs sont visibles sur les voies et sur les constructions. Malgré la ville qui se modernise d’année en année avec de nouvelles constructions, les matériaux de construction sont, pour la plupart, en banco.
Le centre-ville accueille quotidiennement les populations venues des villages environnants avec comme conséquences des encombrements constants et des occupations anarchiques. Car, les nombreux étals appartiennent aux populations des villages environnants qui viennent, qui en vélo, qui à d’os d’âne, qui à la marche pour vendre des produits maraîchers, des céréales et les fruits de cueillette. Les autres marchands sont pour la plupart des « Baol Baol » venus du Nord. D’ailleurs, l’une des rues du centre-ville, qui côtoie le Marché central se nomme rue « Baol Baol ». Le même phénomène d’encombrement est perceptible au niveau de la route qui passe à côté du marché de Sikilo. Ici les cantines construites restent inoccupées, les vendeurs préférant s’installer anarchiquement le long de la route.
Les problèmes d’assainissement
A l’image des villes urbaines, la ville de Kolda connaît des problèmes criants d’assainissement. La plupart des maisons disposent de puits alors que nombre de fosses sceptiques sont creusées dans les maisons sans tenir compte de certaines règles d’hygiène. L’absence de système d’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales (en début de réalisation) accentuent les problèmes d’assainissement. La mise en place d’un système de collecte, d’évacuation et de traitement des ordures ménagères est pour l’heure à classer dans le sac à projets du conseil municipal. C’est pourquoi dans certains quartiers comme sur les berges du fleuve, dans les rizières, il n’est pas rare de trouver des tas d’immondices qui sont le résultat de la collecte de charretiers issus de réseaux de collecte des quartiers, de particuliers et d’agents de nettoiement de la commune.
Sur ce chapitre, des projets comme Dgl Felo ont organisé les populations de la commune en réseau de quartiers pour la collecte et l’évacuation des ordures à travers des charrettes à traction équine. Des Ong comme Aid et Action, Fodde ont aidé les populations à réaliser des blocs de latrines et des paquets.
La Sde a pour sa part fait bénéficier aux populations le programme social de raccordement à l’eau de l’Etat. Quant au logement qui demeure un casse tête pour les nouveaux fonctionnaires en affectation, la ville est dans l’attente à l’image des autres grandes villes du pays, de la réalisation de logements sociaux. C’est vrai que l’on compte il y a plus d’une dizaine d’années, deux Hlm à Sikilo et à Ndiobène. Malgré le développement fulgurant de la ville, Kolda est une nouvelle fois dans l’attente d’autres logements sociaux. Pourtant, un projet de Zone d’aménagement concerté (Zac) dans le Centre de recherche en zootechnique dans un espace de 100 ha avait été brandi par l’Etat. Les études avaient été faites, mais depuis lors, rien n’a été fait jusque-là. Le problème des limites avec les autres collectivités locales est aujourd’hui un frein à l’extension de la commune de Kolda.
Un reportage de Babacar Bachir Sane
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L’encombrement du centre-ville
La nature du relief de la ville de Kolda, qui s’étale de part et d’autre du fleuve Casamance, est constituée d’un nombre impressionnant de ravins causés par l’érosion pluviale. Le fleuve Casamance, qui est un réceptacle naturel des eaux de pluies, forme une cuvette qui est dominée, de part et d’autre, par les habitations de la ville de Kolda.
Des quartiers comme Château d’eau, Doumassou et Ndiobène déversent leurs eaux pluviales dans le fleuve en laissant sur place un ravinement dont les effets destructeurs sont visibles sur les voies et sur les constructions. Malgré la ville qui se modernise d’année en année avec de nouvelles constructions, les matériaux de construction sont, pour la plupart, en banco.
Le centre-ville accueille quotidiennement les populations venues des villages environnants avec comme conséquences des encombrements constants et des occupations anarchiques. Car, les nombreux étals appartiennent aux populations des villages environnants qui viennent, qui en vélo, qui à d’os d’âne, qui à la marche pour vendre des produits maraîchers, des céréales et les fruits de cueillette. Les autres marchands sont pour la plupart des « Baol Baol » venus du Nord. D’ailleurs, l’une des rues du centre-ville, qui côtoie le Marché central se nomme rue « Baol Baol ». Le même phénomène d’encombrement est perceptible au niveau de la route qui passe à côté du marché de Sikilo. Ici les cantines construites restent inoccupées, les vendeurs préférant s’installer anarchiquement le long de la route.
Les problèmes d’assainissement
A l’image des villes urbaines, la ville de Kolda connaît des problèmes criants d’assainissement. La plupart des maisons disposent de puits alors que nombre de fosses sceptiques sont creusées dans les maisons sans tenir compte de certaines règles d’hygiène. L’absence de système d’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales (en début de réalisation) accentuent les problèmes d’assainissement. La mise en place d’un système de collecte, d’évacuation et de traitement des ordures ménagères est pour l’heure à classer dans le sac à projets du conseil municipal. C’est pourquoi dans certains quartiers comme sur les berges du fleuve, dans les rizières, il n’est pas rare de trouver des tas d’immondices qui sont le résultat de la collecte de charretiers issus de réseaux de collecte des quartiers, de particuliers et d’agents de nettoiement de la commune.
Sur ce chapitre, des projets comme Dgl Felo ont organisé les populations de la commune en réseau de quartiers pour la collecte et l’évacuation des ordures à travers des charrettes à traction équine. Des Ong comme Aid et Action, Fodde ont aidé les populations à réaliser des blocs de latrines et des paquets.
La Sde a pour sa part fait bénéficier aux populations le programme social de raccordement à l’eau de l’Etat. Quant au logement qui demeure un casse tête pour les nouveaux fonctionnaires en affectation, la ville est dans l’attente à l’image des autres grandes villes du pays, de la réalisation de logements sociaux. C’est vrai que l’on compte il y a plus d’une dizaine d’années, deux Hlm à Sikilo et à Ndiobène. Malgré le développement fulgurant de la ville, Kolda est une nouvelle fois dans l’attente d’autres logements sociaux. Pourtant, un projet de Zone d’aménagement concerté (Zac) dans le Centre de recherche en zootechnique dans un espace de 100 ha avait été brandi par l’Etat. Les études avaient été faites, mais depuis lors, rien n’a été fait jusque-là. Le problème des limites avec les autres collectivités locales est aujourd’hui un frein à l’extension de la commune de Kolda.
Un reportage de Babacar Bachir Sane
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