Zoom sur les quotidiens cauchemardesques de femmes "otages" de ce phénomène
Ils ne se comptent plus du bout des doigts, les jeunes de la région de Kolda, qui ont émigré vers les scieux plus cléments de l'Europe notamment, pour y monnayer leurs talents. Chaque village du Fouladou a son lot "d’Espagnole" ou de "Françenabais", entendez émigrés de France. Ce sont des contingents entiers de jeunes, mais également de personnes d'un âge assez avancé qui, obnubilés par les belles villas... construits par les émigrés, ont décidé de poser leurs baluchons quelques part en Europe, via le Maroc, afin de faire fortune.
Face à ce mirage, se marier avec un immigré est devenu synonymes pour plus d'une dame, d’une vie meilleure. Maï en rêvait durant ses années de collège et une des amies de sa mère s'est chargée de réaliser son rêve, en se chargeant de lui dénicher un mari établi en Espagne depuis 1998.
Ceci étant, une cérémonie riche en couleur digne d'un mariage "d’espagnol", a été organisé en 200. La fête fût belle et les images vidéos, prisent à l'occasion, en font encore foi. Son mari qu’elle découvrait pour la première fois, est resté à ses côtés pendant deux mois, le temps de savoir que sa femme attende un enfant. Après quoi, "l'espagnol" a repris les airs et ceci, pour une absence de plusieurs années.
Entre temps, plus de neuf mois se sont écoulé, Maï qui a vécu sa grossesse loin de son "espagnol" lui donne un mignon garçon. Les années se suivent et se ressemblent pour la collègienne devenu femme au foyer. Son bébé d'alors n'arrête de pousser. Devenu jeune garçon, il traîne paisiblement dans le vaste salon de la villa meublé de la famille Baldé. Dans quelques semaines, il va fêter ses 4 ans. A ce jour, il n’a encore jamais posé un regard sur son père qui poursuit un long séjour en Europe. Sa jeune maman aborde difficilement sa situation de "marier-célibataire".
Elle en est consciente. "Nous sommes des célibataires. Vous avez raison, le mariage ce n’est pas seulement la belle villa, la voiture ou la marmite toujours bien garnie. Nous avons besoin de nos maris de les sentir". Elle observe un moment de silence, avant de confier, "c’est une situation difficile pour une musulmane qui ne veut pas pêcher. Il m’arrive plusieurs fois de téléphoner en pleine nuit pour entendre simplement sa voie, pour essayer de retrouver le sommeil. C’est un calvaire que nous vivons dans notre intimité profond. Certaines de nos copines nous envient en ne regardant que la situation matériel. Je ne vous cache pas, il m’arrive de prier pour que l’on refoule mon mari, afin que je puisse sortir de cette situation", a t-elle confessé.
Maï partage cette situation avec plusieurs autres femmes d'immigrés. Certaines, en plus de souffrir de cette solitude, cohabitent difficilement avec les parents de leurs époux. C'est le cas de Coumba qui se sent étroite au sein de sa belle famille, en l'absence de son mari établi en Espagne.
Elle révèle que tout aller bien comme dans le meilleur des mondes, pour elle. Elle venait de se marier et a donné à son époux, un charmant garçon. Mieux, son mari une fois retourner en Espagne, lui téléphoner quotidiennement pour s’enquérir de la situation de sa petite famille. Mais, ce moment n'a duré que le temps d'une rose. En effet, elle confie que "petit a petit son "espagnol", est devenu moins présent sur au bout du fil. "les appels téléphoniques sont devenu rares. Mieux, les mandats qu'il envoyait pour assurer la dépense quotidienne, passe désormais par ma belle-mère qui, entourée de ses filles, devient le centre de tout.
Cette misère au quotidien, est le lot de la plupart des femmes qui attendant leur époux. La vie est encore plus dure pour celles qui ont des enfants et qui doivent désespérément attendre le retour de leur maris, partis depuis environ 4 ans.
C’est aussi le lot des femmes répudiées par une simple lettre. Et comme au fouladou, rares sont les femmes qui acceptent de recourir à la justice, ont rumine sa colère dans l’anonymat, telle une condamné de la société. Malgré ce sombre tableau, il reste que les immigrés ont toujours la côte auprès des femmes célibataires, qui semblent n'avoir pas appréhender le calvaire que vivent certaines de leurs camarades, "femmes d'immigrés". Le cauchemar de certaines parmi ses épouses d'émigrés, atteint parfois un niveau, où elles se retrouvent dans une situation de bonne à tout faire. C'est le cas de cette bonne dame qui explique qu'elle s'en était ouverte à son époux et la réponse de celui-ci, est sans équivoque, à l'en croire. "Ma mère va régler la situation, il faut l’écouter et l’obéire".
Même malade, elle confie qu'elle est obligée de préparer les repas, faire le linge pour toute la famille... Et pour récompense de cette débauche d'énergie, elle ne récolte que les quolibets de ses belles sœurs, qui lui chante à longueur de journée, "mon frère va chercher une "Niarel" (seconde épouse), plus branchée". Un traitement qui l'a révolte au point, note t-elle de songer au divorce, si son "espagnol" ne réagit pas.
Fatou, autre épouse d'émmigré, est du lot des ces femmes mariées à un époux "virtuel". Celui-ci avec qui elle a eu 3 enfants, a acheté il y a 2 ans, une maison au Parcelles assainies, à Dakar et a épousé une "niarel",(seconde femme), présentée comme étant "plus Mokk Pogne que sa première qui vit au village avec ses parents .Depuis ce nouveau mariage FATOU n’a plus revu son mari seulement les mandats de p^lus en plus irréguliers pire celui dessert Marocain le fouladou a payé un lourd tribut aux récents événement depuis il ne se passe pas une semaine ou un communiqué de décès au Maroc ne passe sur les ondes des stations locales. ABDOU DIAO
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Commentaires
je parle en connaissance de cause car je suis mariée à un immigré par amour mais parfois je le regrette sincèrement, de mon point de vue époux et épouse doivent vivrent ensemble.
je me plains pas, mon époux s\'occupe bien de moi et de mon enfant nous avons un fils qui a 3 ans.
il vient assez régulièrement mais c\'est peut pour réussir une vie famille . Mais Dieu gardons la foie.
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