La recrudescence de la violence avec l'attaque perpétrée vendredi dernier à saré Dembané, contre un détachement l'armée Sénégalaise , faisant 7 morts et 4 blessés, a fini d'installer la stupeur chez les populations dans le "Diéga" et le "Birassou", région situées dans les communautés rurales de niagha et de Tankanto Escale. Une situation d'autant plus pénible qu'elle intervient à une période de récolte.
7 soldats tués et 4 blessés.
L’armée sénégalaise a perdu 6 de ses éléments vendredi dernier, au cours d'une embuscade tendue par des éléments armés supposés appartenir au mouvement séparatiste (Mfdc). L'attaque est survenue vers 18H30mn, alors que le détachement militaire qui avait quitté son cantonnement de Saré Koundiang, tentait de regagner sa base à Saré Yoba. L'embuscade qui leur a été tendu, l'a été à hauteur du village de Saré Dembané, précisément au niveau d'une piste rurale détruite par les fortes eaux de pluies.
Les soldats y laisseront 6 des leurs, un 7e à par la suite rendu l'âme. Les assaillants ont réussit à se retirer en emportant quelques captifs, renseignent nos source, vers leur base de Yérémankono, située sur une vallée difficile d’accès, à cheval à la frontière entre le Sénégal et la guinée bissaou. Cette base rebelle était note nos sources, jadis utilisée par les éléments du "Paigc", durant la guerre de libération de ce pays lusophone.
Cette attaque, la troisième du genre après celles de saré koudiang, le 4 septembre dernier et celle de Bantaguel, a fini d’installer la panique dans la communauté rurale de Niagha, où des familles entières ont fait leur baluchons pour se diriger précisent nos interlocuteurs, vers la capitale du Diéga. Seulement, nous confie nos sources, des hommes qui craignent pour leur récoltes, se sont vue contraint de faire la navette vers leurs champs afin de sauver leur production.
C’est la plus grosse perte depuis plus de trois ans au sein de l‘armée, des patrouilles ont été déployées pour traquer les assaillants, dans toute la zone, histoire de rétablir la quiétude et rassurer les populations, ceci, malgré les difficultés naturelles dues à l’épaisseur de la biomasse, jonchée de marécages, mais aussi et surtout la proximité avec la guinée Bissau complique leur travaille.
Reste que l’émotion est grande dans la la toute nouvelle commune de Saré Yoba, d’où sont partis les soldats. Les assaillants ont-ils bénéficiers de complicités de certaines personnes pour suivre le déplacement des soldats? à cette grande question qui taraude les esprits, nos interlocuteurs sont catégorique, en soulignant de cela coule de source.
Un responsable d’une association de développement ayant travailler dans la zone regrette la non poursuite des activités pour consolider la paix car, informe t-il que "des contacts étaient déjà entamés avec les éléments proches de la base rebelle pour définitivement la fermée ce retranchement". Le même constat est fait par Demba Baldé, coordonnateur du "Mjpi" (mouvement des jeunes pour la paix et l’intégration, une structures leader dans la gestion et la prévention des conflits en Casamance), il a invité les acteurs à poursuivre le processus pour l'intérêt des population du Diéga et du Birassou.
Abdou Diao / koldanews
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