Samedi, 14 Janvier 2012 21:17
Écrit par ISMAILA MANSALY
Contribuer à la prise en charge des besoins essentiels des enfants courant le risque de perdre la prise en charge parentale, c’est l’ambition du Projet de Renforcement de la Famille du programme Villages d’Enfants SOS dans la commune de Kolda. Il vient de mettre ce mercredi 11 janvier un financement de 588 850 F CFA à la disposition de l’association communautaire de base du quartier Sinthiang Tountouroung dénommée Association Damal Bamtaare de Sinthiang Tountouroung. C’est pour aider au relèvement du niveau de vie des bénéficiaires à travers un projet de savonnerie locale.
Démarré en 2009, le projet de renforcement de la famille qui appuie 315 enfants vulnérables appartenant à 51 familles du quartier Sinthiang Tountouroung va bientôt prendre fin. Ainsi, les responsables préparent les familles bénéficiaires à devenir autonomes en initiant des projets leur permettant de mener des activités génératrices de revenus. Ceci pour pouvoir continuer à prendre en charge leurs progénitures après le départ du projet. C’est ce qui a motivé la création de ce projet de savonnerie locale financé à hauteur de 588 950 F CFA par le Projet de Renforcement de la Famille un démembrement du programme Villages d’enfants SOS. A en croire Aly Diouf, le chargé de ce programme dans la capitale du Fouladou, sa strucure entend à travers ce projet de savonnerie prévenir la perte de la prise en charge parentale au sein de ces familles défavorisées de la commune de Kolda où l’incidence de la pauvreté des ménages se situe à 51,4 % contre 42,6 pour le niveau national.
Pour Mamadou Diawara, Président de l’Association Damal Bamtaaré de Sinthiang Tountouroung, « ce projet de savonnerie arrive à son heure. Il va promouvoir l’auto-emploi dans le quartier au moment où le projet de renforcement de la famille tire sa révérence. Cela va nous permettre de subvenir aux besoins de nos familles. Nous trouvons pas les mots justes pour remercier Aly Diouf pour cette heureuse initiative » se félicite-t-il. Non sans inviter l’Etat et les partenaires à suivre l’exemple du programme Viallges d’Enfants SOS qui a la particularité de travailler directement avec les familles et les communautés pour les aider à protéger et à prendre en charge leurs enfants. Pour lui, c’est de cette façon qu’on pourra véritablement éradiquer la pauvreté au Fouladou