Mercredi, 21 Septembre 2011 17:46
Écrit par ISMAILA MANSALY
L’ong Gounass et le Collectif pour la Promotion de l’Education et de la Formation unissent leurs efforts pour juguler le phénomène de la traite des enfants dans la région. Ils viennent de procéder ce mercredi 21 septembre au lancement du projet dénommé Action Concertée contre la Traite des Enfants ACTE. Ce projet financé à hauteur de 26 millions de francs CFA par l’Union Européenne dans le cadre du 10e FED va être déroulé pendant 12 mois dans six collectivités locales de la région considérées comme étant les zones les plus pourvoyeuses d’enfants ou de transit
Selon Amadou Tidiane Talla, ce projet vise, d’une manière générale, à « contribuer à l’amélioration de la réponse collective au problème de la traite des personnes au Sénégal dans 6 communautés rurales et communes d’origine et de transit des départements de Kolda et de Vélingara ». Ainsi durant les douze mois que va durer ce projet, un important paquet d’activités va être mené dans les localités de Diaobé-Kabendou, Wassadou, Salikégné, Coumbacara entre autres pour notamment sensibiliser les populations afin qu’elles acceptent de mettre fin à la traite et à l’exploitation abusive des enfants. A en croire, Madame Yaye Ngouye Diagne, Assistante Technique au niveau de la Direction de la Dette et de l’Invectissement au Ministère de l’Economie et des Finances, la problèmatique du trafic des enfants reste encore « très aiguë » dans la région de Kolda compte tenu de sa position géographique qui fait d’elle une région carrefour et frontalière.Pour elle, il urge aujoud’hui que « tout le monde se mobilise pour venir à bout de ce phénomène ». C’est en cela qu’elle salue vivement la partcipation des syndicats des transporteurs dans la réponse. Selon Madame Diagne, ces derniers peuvent être d’un grand apport dans cette croisade menée contre la traite des enfants en zone transfrontalière en signalant les cas aux autres acteurs impliqués dans la lutte..Dans les recommandations, il a été suggéré à l’ONG Gounass et ses partenaires d’aller dans le sens d’appuyer les maitres coraniques qui acceptent de revenir avec leurs talibés et qui souvent vivent dans des conditions difficiles. L’ASCOM de Coumbacara a signalé à cette occasion des hameaux créés à Dialacoumbi et Médina Yoro où les talibés ne vivent que d’activités agricoles et dont les maitres « réclament désespérément des puits » sur leurs sites. La satisfaction de cette doléance allait leur permettre de faire des activités de maraichage en saison sèche et « encourager d’autres maitres coraniques à revenir au bercail pour vivre sans mendier », précise Abdoulaye Diallo.