
En collaboration avec l’institut panos la radio communautaire Endham Fm de Dioulacolon a organisé un débat le lundi 17 avril sur la gestion des ressources provenant de l’émigration. Les invités : des élus des communautés rurales et une responsable des femmes. Un débat public ou les auditeurs ont eu l’occasion de participer par téléphone.
Au Fouladou, les belles maisons visibles dans les villages ou les villas qui poussent dans certaines communes comme Kolda sont pour l’essentiel l’oeuvre de nos compatriotes travaillant hors du pays. De belles maisons mais aussi les belles driankés sont pour eux .Suffisant pour drainer des milliers de jeunes vers l’Eldorado Espagnol ou autres destinations loin du Sénégal. Un pays du ‘’verbiage’’ comme l’a expliqué un des auditeurs. Le travail des émigrés a été magnifié par les participants. Comme le dira Abdoulaye Sow premier vice président de la communauté rurale de Tankanto Escale dans le Diéga une zone qui a vu des centaines de jeunes périr dans l’océan en voulant aller en Espagne. « Regardez chez nous le béton est aujourd’hui dans nos villages, chaque famille qui a un expatrié a aujourd’hui une maison en ville . Même le bétail qui a été décimé par les différentes razzias durant le conflit a vu les troupeaux s’agrandir ». Hothia Baldé de Saré Oumar de citer certains modèles d’émigrés de Dioulacolon comme Demba Mballo de Saré Namou qui s’intéresse aux différents secteurs de développement économique. Mamadou Kandé ancien président de la communauté rurale de Dioulacolon s’est réjouit du débat.Il émis le souhaitd’organiser souvent des débats pareils pour mesurer les efforts des uns et des autres mais aussi sensibiliser les parents de ceux qui sont à l’extérieur. Aissatou Baldé responsable des femmes a salué le travail des émigrés Non sans lancer un appel à ces derniers pour qu’ils soutiennent davantage les femmes du Fouladou .
Les auditeurs ont appelé pour partager leur opinion. L’imam ratib de Dioulacolon Oustaz Nianthio Baldé qui a séjourné dans les pays arabes a salué la tenue du débat. Il indique que les efforts des émigrés doivent être complétés par un travail sérieux des parents restés surplace. Avant de formuler des prières pour les initiateurs de l’émission et ceux qui sont à l’extérieur.
La seconde partie de l’émission d’une heure a été l’occasion de faire des propositions pour une meilleure utilisation des ressources issues des émigrés. Le béton n’est pas l’unique voie explique Mr Sow aujourd’hui il y a des investissements dans le transport en commun, maintenant l’essentiel du trafic dans une zone comme Sare Yoba est fait avec les véhicules de citoyens de la zone. Hothia de donner l’exemple de certains émigrés du Kossy qui ont investi dans le maraîchage. La responsable des femmes, elle, souhaite que les émigrés s’organisent et appuient les femmes dans la formation et la recherche de financement pour dérouler des activités génératrices de revenus. « Nous ne pouvons pas tous aller à l’extérieur » a-t-elle rappelé. Mamadou kandé est d’accord qu’il faut réorienter les investissements mais explique que les élus locaux doivent proposer des projets à leurs ressortissants à l’extérieur pour mieux aider les communautés d’origine. L’animateur du débat d’indiquer que le débat n’est que lancé et la réflexion devra se poursuivre pour faire décoller le Fouladou avec l’apport de tous ses fils.Abdou Diao
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