
Trouver ensemble les voies et moyens de sensibiliser les différentes familles pour que cessent les mutilations génitales faites aux femmes au fouladou qui continuent de faire des victimes innocentes. C’est l’objectif de l’atelier de formation organisé a Kolda par le forum pour le développent durable endogène appuyé par l’unfpa regroupant une trentaine de leaders religieux, communicateurs traditionnels, animateurs des radios communautaires et responsables des femmes.
L' Atelier de renforcement des capacités de ces leaders d’opinion s’est déroulé pendant 3 jours, occasion pour eux de mesurer les dangers pour la santé des femmes que représente l’excision, pratique ancestrale interdite aujourd’hui mais qui persiste encore sur l’ensemble de la région de Kolda. Le Dr Ba Boiro a expliqué les risques pour les petites filles soumises à cette épreuve sur le plan de la santé et sur le plan psychologique. Les conditions d’hygiène entourant la pratique, aggravent les risques encourus. Madame Mame Cissé Diop responsable du programme qui travaille depuis des années pour l’éradication de l’excision au fouladou reconnaît la complexité du problème liée aux pesanteurs socioculturelles et a une mauvaise interprétation de la religion musulmane. Il faut dérouler des actions de sensibilisation impliquant différents acteurs et de façon permanente pour espérer des résultats.
Force est de reconnaître que l’excision malgré son interdiction par les textes se poursuit dans la région. Pire des communautés jadis pas concernés par le phénomène, commencent à en pratiquer dans le département de Médina Yéro Foula. Cela en dépit des déclarations a forte publicité de certaines structures qui gagnent beaucoup d’argent pour organiser des festins et des rassemblements fantaisistes sans réel impact sur le terrain .Au fouladou l’excision se poursuit seul le tintamarre accompagnant les cérémonies a été abandonné. Il arrive que des enfants traversent la frontière de la guinée bissao ou de la Gambie pour subir la loi des lames. Les marabouts présents sont revenus sur la vision de l’islam sur la pratique Ousatz Abdoulaye BA de citer un document de l’union internationale des savants musulmans daté du 3 mars 2009 et signé par yusuf Qaradawi « l’examen du coran, de la sunna, du consensus des savants et du raisonnement analogique a permis de montré qu’aucune preuve ne peut en être tirée pour justifier le caractère obligatoire ou recommandé de l’excision, pas plus que pour en appuyer le caractère détestable ou illicite. »Et de poursuivre de citer le même auteur « les savants pensent ainsi unanimement pour l’une des trois caractérisations suivantes. L’obligation, la recommandation ou l’aspect honorifique de l’excision. Ils s’accordent ainsi sur le permis de cette pratique. »
Tout les participants s’accordent qu’il faut poursuivre le travail de sensibilisation ainsi ont-ils élaboré un plan de démultiplication dans 16 sites et 4 radios communautaires de la région de Kolda et Sédhiou. Une façon de poursuivre le travail en lieu et place de l’autoglorification érigée en règle par certains acteurs sur ce sujet avec des déclarations d’abandon de la pratique loin de la réalité.
Abdou DIAO
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