
Une mission des parlementaires en partenariat avec le Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS) a organisé ce vendredi 24 septembre un atelier de partage sur la loi VIH votée le 10 février dernier au Sénégal. Au terme des travaux tous les acteurs s’engagent à faire une large démultiplication de cette loi pour une meilleure compréhension des populations à la base.
« Malgré tous les efforts déployés au niveau national et régional, nous constatons avec regrets que les régions de Ziguinchor et de Kolda ont des taux de prévalence encore au dessus de la moyenne nationale », a déploré l’Honorable député Alpha Koita président de la commission des délégations de l’Assemblée Nationale lors de cette rencontre de partage. L’atelier a également révélé que les conditions de vulnérabilité de ces deux régions du sud restent la pauvreté, la porosité des frontières et la prolifération des marchés hebdomadaires entre autres. Avec l’avènement de cette loi VIH, les acteurs de la région de Kolda dispose désormais d’une base juridique pour combattre le SIDA à travers des activités de prévention pouvant freiner davantage la propagation du VIH en mettant l’accent sur l’éducation, l’information et la formation. A en croire l’Honorable député Alpha Koita cette loi renferme des despotisons très intéressantes en matière de communication, de protection, des personnes infectées ou affectées par le VIH / SIDA et de respect des droits des personnes non encore infectées car elle prévoit dans ses dispositions pénales des sanctions « de deux à cinq millions d’amende et un emprisonnement de cinq à dix ans » pour toute personne qui de façon délibérée , connaissant les modes de transmission, chercherait à transmettre la maladie à d’autres personnes saines. La loi vise également à éliminer toutes les formes de discrimination et stigmatisation dont souffrent actuellement les personnes vivant avec le VIH ou affectées par la maladie et à promouvoir des attitudes positives à l’endroit de ces personnes. A cela s’ajoutent les conditions de prise en charge des personnes malades du Sida ou affectées et la protection des femmes, des enfants et les autres populations vulnérables.
Ainsi en attendant la signature du décret d’application de cette loi, le gouverneur de région qui a présidé les travaux a vivement recommandé aux participants de procéder à une large vulgarisation de cette loi jusqu’aux arbres à palabres des lieux les plus reculés du Fouladou, ceci pour faciliter son application. Moubarak Seck propose également dans la foulée au service national de l’éducation pour la santé de transcrire cette loi en langues nationales afin qu’elle soit comprise par toute les composantes du pays.

Ismaila MANSALY / koldanews
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