C’est par un jeu de questions-réponses sur le Sida que l’enseignant Yancouba Sané de l’école élémentaire de Sinthiang Koundara a délivré à une bonne centaine d’élèves issus de 30 écoles de la zone, une leçon de vie liée au Vih. De manière participative et interactive, les élèves ont pu davantage faire connaissance avec cette pandémie, ses modes de transmission et de prévention. Mais surtout, son incurabilité et la menace qui plane sur le devenir de la jeunesse du Fouladou. Une région (celle de Kolda), qui a l’un des taux de prévalence les plus élevés au Sénégal (2,3%), selon les dernières statistiques nationales. Surtout que dans le terroir, se trouve un marché hebdomadaire, celui de Manda, le deuxième de par son importance après celui de Diaobé, où les occasions de rencontre sexuelle hasardeuse sont banales.
Suffisant pour faire comprendre aux enseignants, aux élèves et à leurs parents présents à cette manifestation, qui a eu pour cadre l’école élémentaire de Sinthiang Koundara, que la riposte idéale contre la propagation de cette pandémie doit relever de la communauté dans son entièreté.
Au même moment, l’école élémentaire du village-marché de Manda abritait une activité du même genre, avec enseignants et élèves comme acteurs ; mais aussi avec le Programme de développement zonal Sinthiang Koundara de l’Ong World-Vision, base de Vélingara.
Après la leçon de vie, élèves et enseignants de Manda et Sinthiang ont marché à travers certaines artères du village pour rencontrer les agents des postes de Gendarmerie, de Douane, des Eaux et Forêts, de même que le président du Conseil rural, Gallé Barry, l’Infirmier-chef de poste de Sinthiang Koundara, Assane Ndiaye et aussi le chef de village. Les banderoles portées et le message lu devant toutes ces autorités ne varient pas : «Aidez-nous à nous protéger contre le Sida», «Non à la propagation du Sida dans la zone», «Pour une riposte communautaire, nous voulons grandir, rester sains et développer notre pays».
Sur le sens de ces manifestations, le directeur conseiller de la zone pédagogique, Moussa Badji, a enseigné : «Nous voulons montrer que l’école, ce n’est pas seulement des cours entre 4 murs. L’école se préoccupe aussi du devenir de la communauté, du devenir de chaque enfant. Ce devenir ne peut être épanoui sans une bonne santé. Le Sida étant l’une des maladies les plus redoutables de ce siècle, il est impératif de sensibiliser nos élèves et de les aider à se prémunir contre la maladie.»
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