Dimanche, 27 Novembre 2011 18:07
Écrit par ISMAILA MANSALY
Le Servie Régional du Dévelopement Communautaire et l’UNPA unissent leurs efforts pour lutter contre les violences basées sur le genre dans la région de Kolda. La commune de Saré Yoba, située à une trentaine de kilomètres de Kolda sur la RN 6, a abrité ce dimanche 27 novembre un panel sur les grossesses, mariages précoces et excision. A cettte occasion les participants ont pris l’engagement de porter ce combat en déroulant une vaste campagne de sensibilisation en direction des populations de la commune et ses environs.
Malgré les efforts importants déployés par les acteurs, « la situation des violences basées sur le genre, particulièrement les formes liées aux mariages et grossesses précoces reste toujours préoccupante dans la région de Kolda », a fait savoir Mamadou Diouf Le Régional du Développement communautaire. C’est pourquoi son service a initié cette camapagne de sensibilisation des populations pour combattre le phénomène dans les localités où ces pratiques néfastes à la santé de la femme et de la fille sont encore d’actualité. A l’occasion de ce panel de Saré Yoba, Le patron du Développement Communautaire est tout heureux d’obtenir l’engagement des populations de cette commune à se battre aux côtés des autres acteurs de la région pour barrer la route à ce phénomène . Taibou Baldé Responsable du bureau Genre et Scolarisation des Filles de l’Inpection d’Académie de Kolda confirme que les droits des femmes continuent à être bafoués notamment en milieu scolaire où le phénomène des grossesses précoces a atteint « des proportions inquiétantes » dans les collèges de proximité avec parfois des enseignants sur le banc des accusés . Elle ajoute qu’au niveau communautaire les mariages précoces et l’excision suscitent aussi de graves inquiétudes. C’est pourquoi, elle recommande d’aller désormais vers une synergie des acteurs en procédant à la sensibilisation de manière concomitante aussi bien dans les établissements scolaires qu’au sein de la communautaire pour éradiquer ce fléau qui reste « malheureusent récurrent au Fouladou »