Dimanche, 20 Novembre 2011 12:04
Écrit par ISMAILA MANSALY
L’ong YAARAMA est déterminée à réduire l’incidence du paludisme chez les populations frontalières à travers son projet 80/2010. Ainsi 40 agents de santé communautaire ont bénéficié ce samedi 19 novembre d’une session de renforcement de capacités en techniques d’IEC à Médina Yoro Foula. Au terme de la formation, il a été recommandé aux bénéficiaires d’intensifier les activités de sensibilisation pour faire reculer le paludisme dans cette zone frontalière où la maladie sévit encore avec beaucoup d’acuité.
Malgré les nombreux efforts déployés par l’Etat du Sénégal et ses partenaires dans la lutte contre le paludisme, la maladie persiste encore avec malheureusement des cas de décès surtout en zone frontalière généralement difficile d’accès, a fait savoir Fodé Diop responsable du volet Animation et Développement de YAARAMA à Kolda. Pour inverser la tendance, cette ONG a pris l’option de combattre le paludisme par la prévention à travers son projet 80/2010 financé par la coopération espagnole. Un projet qui a pour objectif de : « Réduire l’incidence du paludisme chez les populations frontalières avec la Gambie et la Guinée Bissau », a rappelé Fodé Diop. Ainsi, après un premier atelier organisé en août dernier au profit des relais exerçant en zone transfrontalière avec la Guinée Bissau, c’est au tour de leurs collègues du département de Médina Yoro Foula frontalier avec la Gambie de bénéficier du même module. A travers cette série de formations, « l’ONG YAARAMA entend recycler les relais sur les techniques d’IEC afin qu’ils puissent contribuer à la réduction du taux de prévalence du paludisme et du SIDA par les activités de sensibilisation en direction des populations qui résident en zone frontalière », renseigne Latsouk Faye un des facilitateurs de cet atelier par ailleurs responsable du bureau Education et Information pour la Promotion de la Santé au niveau du Centre de Santé de Médina Yoro Foula. Dans la même veine, Le Médecin Chef du District Sanitaire estime que cette formation arrive à point nommé dans la mesure où « le paludisme a beaucoup sévi dans le département cette année avec malheureusement une vingtaine de décès enregistrés ». Faisant le diagnostic de ce tableau sombre, Le Docteur Boubacar Baldé pointe un doigt accusateur sur la faiblesse des activités de prévention. Et là, « les relais communautaires doivent redoubler d’efforts pour qu’on puisse arriver à un changement de comportement ». Selon lui, «il est inadmissible, après avoir pris connaissance du mode de transmission du paludisme que des gens refusent de dormir sous moustiquaire et de nettoyer les alentours des maisons ou alors qu’on retrouve des moustiquaires accrochées sur des périmètres maraichers pour servir de clôture ». Et Oumar Mballo, au nom des bénéficiaires, d’emboucher la même trompette. A l’en croire « Il urge que chacun d’entre nous veille à l’assainissement de l’environnement et au nettoiement de son cadre de vie au sein de nos communautés respectives pour éviter la prolifération des moustiques ».
En guise de recommandations Le Médecin Chef de médina Yoro Foula tout comme les facilitateurs Latsouk Faye et Fatou Ndong ont instruit les participants de dérouler dans les meilleurs délais des séances de démultiplication pour permettre aux populations d’être au même niveau d’information afin qu’on puisse améliorer considérablement les indicateurs en matière de santé dans ce département de Médina Yoro Foula.