Samedi, 04 Décembre 2010 15:22
Écrit par Abdou Diao
La journée mondiale de lutte contre le SIDA a été le prétexte pour les personnes vivant avec le vih au fouladou de faire entendre leur voix au cours d’un panel de plaidoyer organisé avec l’appui du Conseil national de lutte contre le sida.La rencontre qui a regroupé les partenaires intervenants dans le combat contre le sida ainsi que les acteurs communautaires dont les personnes vivant avec le virus regroupés dans une association de plus plus en plus forte dans la grande salle de reunion de la Croix rouge.
Sous le théme plaidoyer sur la stigmatisation,la discrimination des pvvih les membres de l’association ont étalés les problémes au fouladou.Tournant pour l’essentiel au manque de moyens ,la rupture intempestive de certains médicaments, la pauvreté et la non construction du siége de la structure qui a déjà acheté une parcelle.Les bailleurs doivent continuent a accompagner les associations de personnes vivant avec le vih surtout dans les zones pauvres pour avoir des résultats convaincant dans la lutte contre la pandémie explique le président . C’est l’unique façon d’encourager les personnes infectées ou affectées à s’acquitter de leur obligation vis –à-vis des personnes non affectées.Les témoignages se sont multiplier pour aborder dans le même sens comme la indiquée une des membres la prise des médicaments lesARV imposent une bonne alimentaion.Quand je prends les médicaments je ne peux tenir sans prendre un petit déjeuner qui est un luxe dans certaines familles affectées par la pandémie.L’association tente d’organiser des repas communautaire pour aider les plus démunis a avoir un complément alimentaire mais ce programme trouve rarement de partenaire a l’exception du CRS et de ACI.Le représentant de FHI/usaid s’est réjouit de la rencontre et réaffirmer leur engagement d’accompagner l’association.Le représentant UNFPA a demandé au président de proposer des activités qu’il vont intégré dans leur programme de l’ année a venir.La rencontre est aussi une occasion pour certaines femmes vivant avec le virus de faire des témoignages sur leur quotidien le harcélement des hommes .Mon mari refuse d’admettre que je suis séropositive voyant que sur le plan physique tout va bien et que je fais des travaux très difficiles.Une autre veuve bien doter par la nature vit un calvaire dans sa famille a cause du frére de son défunt mari qui veut l’épouser pour perpétuer le levirat.Elle refuse de révéller son statut a sa famille,le prétendant avec 2 femmes veut en faire une troisiéme toutes les stratégies qu’elle a developpés pour décourager le candidat sont restés vains mais elle continue de résister pour l’instant.Ainsi va la vie de ses femmes veuves pour la plupart responsables de familles sans aucun travaille.Ne pas les aider serait-il un encouragement a propager le virus ?Il faut penser a nous recruter comme femme de m énage dans les locaux des services et autres ONG ,ou nous permettre de faire les repas durant les seminaires et ainsi appuyer certains de nos membres s’est écriés une autres veuves.Au fouladou les 98% des 143 membres de l’association des personnes vivant avec le virus sont des femmes les hommes refusant de sortir de l’anonymat.
Le sida reste une réalité au fouladou qui constitue avec la région de ziguinchor les régions les plus atteintes avec un taux de 2% supérieur a la moyenne nationale.Les techniciens de santé présent ont reconnu qu’il y a une baisse de nouvelles infections mais le probléme des séro-ignorants est encore une réalités.Les campagnes de sensibilissations continuent pour que le réfléxe du dépistage soit une généralisée.