Le délibéré fixé au 05 mai prochain.
Les 36 jeunes de Vélingara présumés casseurs des événements malheureux du 18 mars passé vont devoir encore croupirent dans la citadelle de silence pour une dizaine de jours. En effet le tribunal des flagrant délits de Kolda a décidé ce lundi en marge de l’audience spéciale tenue sur cette affaire, de délibéré le 05 juin prochain.
Sans doute pour pouvoir au fond étudier les différentes observations soulevées par les avocats de la défense particulièrement sur la prolongation des gardes à vue, la torture et la manière dont les interpellations ont été faites par l’officier de police judiciaires qui a procédé aux arrestations. Le pool d’avocats venu de Dakar (maitre Khouraichy BA, Demba Ciré Batilly, Adama fall, Bamba Cissé et Aliou Sow) joins à maitre Djiba, ont tous constater sur les procès verbaux mis à leurs disposition, que la plupart des présumés ont été arrêtés entre le 19 et le 20 mars 2010 et que la garde
à vue s’est prolongée jusqu’au 23. Ce qui, aux yeux de la loi n’est pas conforme à l’article 55 du code de procédure pénale martèlera Maitre Khouraichy BA. Et ce dernier de poursuivre que c’est inimaginable qu’au Sénégal un pays de droit ou est né « la charte africain des droits de l’homme et des peuples », que des individus présumés auteurs d’actes de vandalisme, soient déférés sans mandat de dépôt comme la défense l’a pu constater lors des témoignages. Abondant dans le meme sens, les avocats de la défense se sont tous indignés et qualifiés l’attitude de la gendarmerie de Kolda conduite par le capitaine Emile Manga lors des arrestations. « Nous avons été torturés » se sont plains la majeure partie des détenues. «En nous manœuvrant, les gendarmes nous ont demandé de chanter ce chanson » : « Abdoulaye Wade Di défar Wélingara di yakh, gendarmerie du ko nangu ». Un détenu le nommé Ibrahima
Baldé lui dira qu’il a été frappé au point de chier devant ses camarades ensuite les gendarmes lui ont demandé de l’avaler ce que tous les présumés casseurs ont témoigné. Ainsi les avocats de la défense auront tous plaider pour l’annulation pure et simple de ce procès qu’ils ont qualifié « indigne d être examiné par le tribunal des flagrants délits de Kolda ». Oumar opa Mballo et Amsou Ba employés de la mairie, proches du maire Woury Diallo et qui ont été accusés d’avoir provoqué la foule par des jets de pierres, ont comparu pour la première fois comme le souhaité la défense. Mais ils ont tous les deux nié les faits qui leurs sont reprochés. Le procureur a enfin requis une relaxe pure et simples de cinq détenus : Samba diao, Ousseynou Soumboundou, Abdoulaye Touré, Mouhamadou Moustapha Kane, et Beyti BA. Ceci, au bénéfice du doute des faits qui leur sont tous reprochés (destruction volontaire des registres
d’état civil, dégradation des biens immobiliers et mobiliers appartenant à lEtat ou à une collectivité publique, et pour avoir causé des dommages aux propriétés mobilières et immobilières). Actes punis conformément à l’article 98-419-225-13, alinéas 6 du code de procédure pénale. Rappelons qu’à la suite de la disqualification de l’ASC Kawral au championnat de la ligue 2 professionnelle pour faute de moyens financiers de l’équipe fanion de Vélingara, les jeunes étaient sorties le 18 mars pour manifester pacifiquement leurs mécontentement. Et après des provocations par des jets de pierres qui auraient venus de la mairie, la manifestation a dégénérée et une foule nerveuse a brulé la mairie, s’saccagé le Cedeps, le centre touristique, le crédit mutuel du Sénégal et le domicile du maire Woury Bailo Diallo. Dans ce groupe qui aurait commis ces actes de vandalisme, les marcheurs ont pu identifier des personnes de
prénoms très bizarres. Il s’agit de Takala, de Papi love, de Kabila et autres qui sont pour le moment très recherchés par la gendarmerie. En attendant, le tribunal régional des flagrants délits de Kolda a rejeté la demande du procureur et tous les 36 détenus seront fixés sur leur sort en délibéré le 05 mai prochain.
Commentaires
Ceci dit, il faut que le droit soit dit pour que ces actes, tout comme ceux de Darou Mousty, cessent dans notre pays. En tous les cas, autant le vandalisme est à proscrire comme moyen de pression pour résoudre les problèmes de la Cité, autant la torture est inadmissible dans un état de droit.
les autorités locales doivent soutenir la marche de progression de leur jeunesse et non au frein du développement. le football est aujourd\'hui devenu une entreprise qui fait nourrir beacoup de familles et où des milliers de personnes y réussissent pleinement leur vie.
Il faut les punir que cela ne se reproduise plus jamais.
je ne suis pas méchant mais il faut des citoyens conscients et éduqués pour notre dévellopement
LIBERER LES!
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.