La redoutable bande armée qui écume les villages implantés le long de la frontière entre le Sénégal et la Gambie a de nouveau, fait parler d’elle. Ainsi après avoir observé une courte accalmie, trois malfrats encagoulés se sont distingués en agressant un cycliste, avant de lui soutirer la somme de 50 000 F et un téléphone portable.
Les bandes armées de kalachnikovs et autres fusils de chasse, ont repris de plus belle du service dans le département de Vélingara, ceci, après une courte accalmie observée. Après les braquages de véhicules de transport inter-urbain, c'est un bus qui se rendait la semaine dernière, au marché hebdomadaire de Diaobé, qui a été attaqué par une bande de trois malfrats. Ce qui a eu l'effet de semer la terreur dans la communauté rurale de Némataba - département de Vélingara.
Les scélérats non encore identifiés qui sont activement recherchés par la gendarmerie, ont récidivé peut de temps après en s'attaquant cette fois à un usager de la route, Mamadou Aliou Baldé domicilié au village de Dinguiraye - communauté rurale de Sinthiang Koundara. Celui-ci se rendait à Dinguiri, localité située à la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Chemin faisant, il a croisé aux environs de 6 heures du matin, la bande qui l'a dépossédé de son vélo, après avoir lacéré les pneus.
«Ils étaient au nombre de trois bandits engoulés. Après m'avoir interpellé sur la piste qui mène vers la Gambie, ils m’ont entraîné en pleine brousse loin des regards indiscrets, pour me dépouiller de toute mes économies, à savoir la somme de 50 000 F. cfa. ainsi que mon téléphone portable», a déclaré Mamadou A. Baldé aux gendarmes. Une fois le forfait réussi, la bande d’agresseurs a pris la clef des champs en se retirant tranquillement en territoire gambien. Seulement, ils avaient pris le soin de ligoter solidement leur victime au pied d’un arbre.
Mamadou Aliou Baldé a finalement été retrouvé par des bergers de passage dans les environs. Après avoir été libéré par ceux-ci, Mamadou Aliou Baldé s'est rendu sans détour, à la gendarmerie de Vélingara pour faire sa déposition.
«Sincèrement je ne me retrouve plus dans ce pays. Si tu ne travailles pas, tu es maudit. Si tu commences à gagner un peu d’argent tu est la proie des des bandits. Et souvent leurs gestes restent impunis parce que tout simplement on ne les retrouve jamais. Il faut que les autorités nous aident à sécuriser cette route qui mène vers la Gambie», a t-il soutenu les larmes aux yeux.
Moussa Sibo MBALLO / koldanews
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