En 2009, les exploitants forestiers issues des cinq forêts communautaires de la région de Kolda ont enregistré des recettes évaluées à un milliard de Fca.La révélation est du Commandant Gora DIOP Inspecteur des eaux et forets de Kolda en marge de l’atelier de trois jours de formation des médias et des Crc en gestion des ressources foncières et forestières organisé par l’Institut Panos appuyé par l’Agence Catalane de Coopération .
En 2010, il y’a une prévision de 343.575 quintaux de charbon à produire dans le Fouladou. Des dispositions ont été prises selon l’inspecteur régional des eaux et forêts Gora DIOP pour organiser la campagne d’exploitation du charbon. Et le bilan de la campagne d’exploitation 2009 est jugée positif avec des recettes annuelles d’un milliards de FCFA pour une vente de 100.000 quintaux de charbon à Dakar. » Le sac de charbon est vendu à 5000 voire à 7500 F en période de crise dans la capitale Sénégalaise. Il s’y ajoute que les ristournes liées à la contractualisation et le contentieux vont renflouer les caisses des collectivités locales . Une manière de démontrer que cette activité forestière participe activement à la lutte contre la pauvreté dans la région considérée comme la plus pauvre du Sénégal. Il faut dire que selon Gora DIOP il y’a 13 forêts classées dans la région de Kolda avec un taux de classement de 20.24%.Cependant, il est formellement interdit toute exploitation et chasse dans ces zones ». Le potentiel dont regorge la région de Kolda est sous exploité et non rentabilisé au profit des populations locales par défaut de moyens de transformations , de transport, de conservations des produits forestiers en vue d’une commercialisation profitable aux acteurs à la base .Le chef de service des eaux et forêts de Kolda n’a pas manqué de dénoncer la non prise en compte de la dimension environnementale dans les programmes des collectivités locales du fait de la priorité accordée à la recherche des moyens financiers , au détriment de la préservation de l’environnement. « Il est inadmissible de mettre en place un plan local de développement dans la communauté rurale de Dioulacolon sans prendre en compte la dimension environnementale Attendre 2010 pour en parler est une aberration. » a dit le spécialiste. Autrement dit, il a été constaté que les médias et la société civile ne sont pas suffisamment impliqués dans ces enjeux de gestion et ne jouent pas pleinement leur rôle de sentinelle sur ces questions de gouvernance et de la transparence environnementale. C’est pourquoi disent les organisateurs, cette formation a permis une prise de conscience des participants sur les procédures de gestion des ressources foncières et forestières. Deux secteurs clés de l’économie locale dont la gestion est jugée complexe par Abdoul Hanne chef de service régional de l’Aménagement du territoire à cause des conflits signalés dans cette partie sud du pays et qui se soldent souvent par une déchirure sociale et des morts d’hommes.
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