Les acteurs des médias au fouladou ont eu droit a un atelier de 3jours sous l’égide de l’institut panos pour s’imprégner sur les questions complexes de gestion des ressources foncières et forestières. Sujets d’actualités en cette période de compétition sur l’espace et d’exploitation anarchique des produits forestiers.
Les journalistes et autres animateurs des radios communautaires ont eu droit a un exposé de Abdoul Anne chef du service régional de l’aménagement du territoire sur les textes en vigueur pour la gestion des ressources foncières. Mr Anne est beaucoup appesantie sur les trois domaines qui concernent la terre le domaine national, public et privé.
Le domaine public qui reste inaliénable avec cependant une possibilité de bénéficier d’un droit d’occupation temporel, certains esprits malins en profitent pour transformer le temporel en eternel, comme le domaine public maritime entre autre.
Le domaine est celui souvent affecté aux citoyens ainsi les terres immatriculés avec titres fonciers. Les questions ont beaucoup portées sur les terres du domaine national dont la gestion est dévolue aux collectivités locales. Des questions simples avec des cas pratiques que les reporters vivent au présent, la terre vous affectée elle ne peut être loué, vendu, ni prêter selon les textes en vigueur dans notre pays. Vous pouvez l’utiliser la valoriser mais pas la vendre. Une loi peut respecter au vu de la réalité sur le terrain dans notre pays. La terre au Sénégal reste souvent gérer d’une manière traditionnelle Adda et le Masla supplante une loi rare appliquée. Une situation qui arrange beaucoup de monde, élus et autres spéculateurs fonciers. La loi sur le domaine national indique que toute création de village nécessite un décret présidentiel explique Mr Annne.
Le facilitateur à indiquer que les affectations de parcelles sont dévolues au conseil ruraux et municipaux mais pour les exploitations agricoles l’autorisation de défrichement est délivré par le conseil régional après avis des services techniques. Des problèmes comme l’absence de cadastre rural, des archives foncières pratiquement inexistantes dans la plupart des collectivités locales compliquent l’application de la loi. Les plans d’aménagements économiques des communautés rurales allaient faciliter le travaille sur cette question. Les chefs de villages dira Mr Anne n’ont aucun droit d’attribuer des parcelles comme cela continue a se faire au fouladou.
La forêt, une ressource menacée au fouladou
Gora Diop chef de service régional des eaux et forêts de kolda est revenu sur la complexité de la gestion des ressources forestières, espèces vivantes tributaires d’un climat aléatoire dans un contexte de pauvreté. Avec seulement 48 agents pour un vaste étendu et des moyens roulants largement insuffisants la volonté et l’engagement reste leur principal atout. Ainsi une gestion harmonieuse de ces ressources a permit aux exploitants forestiers de gagner un milliard de cfa en 2009 avec seulement le charbon. D’autres recettes importantes sont enregistrées dans les amodiations et les contreventions .Mais les menaces sont réelles, les feux de brousses l’ennemi numéro un de nos forêt suivis des défrichements frauduleux et des exploitants clandestins. Rien que pour 2009_2010 quelques 6625ha ont été victimes des feux avec 41 cas enregistrés.24% de la superficie régionale sont amodiés sur 1371800ha que compte la région 200 000ha de forêt sont aménagés. Le potentiel est encore sous exploités, ni rentabilisé dira Mr Diop faute de moyens de transformation et de transports seul les hommes d’affaires ayant sentit le filon en profitent encore. Gora Diop indiqu’un plan occupation et d’affectation des sols sorte de carte d’identité pour une gestion rationnelle des ressources foncières et forestières est une nécessité.
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