
La coopération canadienne et le gouvernement du Sénégal vont injecter 8,5 milliards dans la région naturelle de la Casamance. C’est dans le cadre du Projet d’Appui au Développement Economique de la Casamance PADEC qui vise « à réduire de 50% l’incidence de la pauvreté sur les ménages sénégalais d’ici 2015 » par la promotion des activités génératrices de revenus à travers des filières porteuses telles que l’anacarde et le miel entre autres. La cérémonie de lancement a réuni les membres du comité régional de développement et les élus locaux ce 1er juin à Kolda. Une cérémonie rehaussée par la présence de la Première Secrétaire de l’ambassade du Canada au Sénégal.
Ce programme s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté. Il vise entre autres à « Contribuer au développement et à la mise en valeur du potentiel agricole et agro-alimentaire de la Casamance par le petits producteurs grâce un appui à des filières porteuses » renseigne le coordonnateur du PADEC Le Lieutenant Colonnel Cheikh Daouda. Ce projet va être axé pendant les cinq prochaines années sur le développement des filières porteuses considérées comme prioritaires par l’ensemble des collectivités locales qui composent la Casamance naturelle. « Il s’agit de l’anacarde, du miel, des produits forestiers à usage alimentaire, de la mangue et de la banane » précise M.Diallo.
En ce qui concerne la gestion des ressources forestières, le programme compte appuyer quelques institutions publiques et privées pour véritablement arriver à une meilleure gestion des ressources au niveau des terroirs de la Casamance naturelle. Le coordonnateur du PADEC ajoute que les activités à soutenir seront définies à l’occasion de l’élaboration du plan de mise en œuvre du projet en collaboration avec les partenaires.
L’entreprenariat féminin ne sera pas laissé en rade rassure Le Lieutenant Colonnel Cheikh Daouda Diallo. Il précise que son projet va mettre en œuvre une stratégie basée sur l’égalité des sexes. Ainsi, « les femmes vont bénéficier de soutiens dans leurs activités ». Maintenant, il reste à opérer un choix pour juste voir où est-ce qu’il est plus pertinent de les appuyer techniquement et matériellement.
Ismaila MANSALY / koldanews
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