Les faits se sont produits dans la nuit du 27 au 28 Septembre 2009, dans la Commune de Kounkané où le phénomène des troncs d’arbres découpés et jonchés à travers les artères de la ville, a fini part suscité l’ire des populations, à l'image de M. Baldé, rencontré sur place. "Les exploitants des ressources forestières ne font rien pour préserver la nature. Ils coupent du bois d’ébène, de «Dimb», mais ils ne font rien pour les remplacer. Pire encore, ces ressources sont acheminés vers Dakar ou Touba", a t-il martelé.
Ce phénomène qui n'a pas échappé à la vigilance des agents des Eaux et forêts de Vélingara, ceux-ci ont réagi promptement en procédant au démantèlement de réseaux d'individus malveillante qui s'activent dans ce trafic illicite.
Au cours de leur opération coup de point, l'officier M. Séye et ses agents ont perquisitionné une suite d'ateliers de scierie, d'ateliers de menuiserie. Au finish, la moisson fut bonne: 600 planches, et un nombre important de troncs d’arbres et un arsenal de matériaux destinés à ce type de trafic, à savoir des scies etc. ont été saisis. Les agents des eaux et forêts ont également interpellés quelques personnes incriminées.
Du côté des exploitants forestiers, l'ont est pas restés muets. L'un d'eux, B. Diallo qui évoqué son courroux s'en est pris aux autorités qu'il a qualifié de "complices, car ce sont eux qui signent les permis d'exploitation, à des prix qui varient de 321 000 F à 421 000 F Cfa. Ainsi lorsque nous nous acquittons de ces taxes, ils ne doivent pas nous priver de notre liberté de travailler".
Enfonçant le clou, B. Diallo a révélé que "même la femme d’un douanier fait partie de ce réseau. Nous gagnons tous notre pain à la sueur de notre front. Ce n’est pas du vol. Et nous sommes conscients des dangers qui guettent la déforestation. Nous faisons de sorte que les générations futures puissent aussi en profiter. Car avec les constantes pénuries de gaz, nous savons que nous devons préserver la forêt".
B. Diallo reconnaît toutefois que, "Certains d’entre nous abusent de la microflore, de la microfaune en détruisant le fourrage, la régénération naturelle de l’environnement. Ceci, alors que les Kounkanéens luttent contre le déboisement, les surpâturages, car une dégradation avancée des ressources naturelles se fait sentir".
Si l'on y prend garde, M. Baldé est d'avis que le pire est à craindre dans les années à venir, car les pluies qui se déversent pendant l’hivernage, dépendent essentiellement de la densité ces arbres qu’ils abattent.
Cependant, le service des Eaux et Forets de Vélingara compte mettre un terme à l’exploitation abusive des ressources naturelles, entend poursuivre ce type d'actions.
El Hadji Lonka Sabaly / koldanews
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