Mardi, 27 Septembre 2011 08:10
Écrit par ISMAILA MANSALY
La communauté rurale de Kéréwane dans le département de Médina Yoro Foula dit « non » au trafic de bois vers la Gambie. 108 personnes dont 92 chefs de villages et conseillers ruraux s’engagent à mener le combat pour barrer la route aux pilleurs de la forêt. C’est à l’occasion d’une rencontre de sensibilisation tenue ce lundi 26 septembre dans ce chef lieu de communauté rurale proche de la Gambie. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la caravane de sensibilisation menée par le préfet et le service des Eaux et Forêts en partenariat avec le collectif des correspondants de presse de kolda soulenu par l’ONG Océanium.
« Nous, populations de la communauté rurale de Kéréwane, prenons l’engagement de lutter contre le trafic de bois. Nous décidons de mener par la même occasion partout le combat dans le département.Nous allons nous organiser à mettre en place notre propre police pour mettre hors d’état de nuire les exploitants clandestins et leurs complices ». C’est par ces mots que les populations de Kéréwane, debout devant la mission de sensibilisation dirigée par le Préfet Ibrahima Fall se sont engagées solennellement à mettre fin au trafic de bois Pour rappel, cette collectivité locale compte 11 personnes parmi les 53 arrêtées dans le cadre de l’opération coup de poing menée par le service régional des Eaux et Forêts.Et cet engagement pris devant les autorités et la presse suffit pour convaincre de nombreux défenseurs de l’environnement que la déforestation et le trafic de bois vont bientôt perdre de l’ampleur dans la localité de Kéréwane et ses environs pour le grand bonheur de ces populations et leurs progénitures.
Mieux, la décision prise par le chef de servive départemental des eaux et Forêts qui a mis fin aux fonctions des comités de surveillance mis en place antérieurement a été vivement saluée par les popultions. Désormais, pour Le Commandant Boubacar Baldé, « chacun est membre du comité de surveillance de son village qui va être dirigé par le chef de village. Une autorité dont la mission est de « veiller au respect des lois et réglements en vigueur dans le pays », selon le préfet Ibrahima Fall qui rapelle dans la foulée que dans cette affaire, la stratégie de lutte de l’Etat est guidée par trois principes : « tolérance zéro, intrvention zéro, sensibilisation à % », a-t-il martelé Avec cette dissolution de ces comités les villageois se sentent aujourd’hui responsabilisés. Ce qui leur permet d’avoir les coudées franches pour « mener ce combat avec confiance et courage » et ils n’entendent pas du tout constituer le ventre mou de cette croisade qui va être menée contre les ennemis de la forêt comme en témoignent les allégations de certains conseillers et chefs de villages. « Nous n’attendions qu’on nous implique dans cette lutte. Nous sommes vraiment satisfaits de la dissolution des comités de surveillance qui avait atteint leurs limites car les pilleurs parvenaient à museler certains membres avec de l’argent. Cela va changer », se félicite un chef de village. Un éleveur de la localité de poursuivre que « la surveillance de la forêt doit être confiée à ceux quit ont intérêt que la ressource soit préservée.Nous les bergers qui sommes quotidiennement en contact avec ce bien, avons l’obligation de signaler aux autorités toute présence de pilleurs dans la forêt ».Puis Fatou Niang au nom des conseillers d’appeler ses concitoyens « à être des républicains ». Elle ajoute que « nul n’a le droit de voler ni de vendre son pays. Nous allons sensibiliser tout le monde pour mener le combat ensemble » Ce qui fait dire au chef de l’exécutif départemental et ses collaborateurs que cette prise de conscience des populations et l'engagement de la presse et de l'ONG Océanium à soutenir ce combat augurent des lendemains meilleurs pour le devenir de la forêt au Fouladou