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villaniaming
 
Comment parvenir à une meilleure protection des forêts ? Des agents de presse et l’ONG Océanium mènent la sensibilisation en direction des populations aux côtés de l’administration et du service des Eaux et Forêt dans le département de Médina Yoro Foula . Département où un vaste réseau de trafic de bois a été démantelé ces derniers temps par le service régional des Eaux et Forêt. Une réunion intervillageoise a eu lieu ce jeudi 22 septembre à Niaming sous la houlette du préfet Ibrahima Fall. A cette occasion les 43 chefs de villages de la communauté rurale ont pris des engagements fermes pour protéger la forêt à travers la mise sur pied de comités villageaois de surveillance.
 
Les populations de la localité  de Niaming sont déterminées à « éradiquer la déforestation et le trafic de bois vers la Gambie» sur toute l’étendue du territoire de la communauté rurale. Ceci grâce à une activité concertée de sensibilisation menée par le préfet, le chef de service départemental des Eaux et Forêt en partenariat avec les correspondants régionaux de presse et l’ONG Océanium.
 
 
Ces différents acteurs ont pris l’option de combattre le mal à la racine par une série de rencontres de sensibilisation des populations de ce dépatement de Médina Yoro Foula qui partage environ 200 km de frontière avec la Gambie de Badion à Bourouco. Ainsi lors de cette étape de Niaming, quatre messages clés ont été livrés par la mission de sensibilisation : « l’exportation du bois est interdite par la loi, il faut se munir d’un permis pour exploiter le bois, dénoncer les traficants et refuser la complicité, préserver les ressources forestières pour les futures générations ».Des messages qui ont permis à plus de 80 chefs de villages, conseillers ruraux, responssables de jeunes et d’associations féminines de réaffirmer leur engagement à mener des actions en faveur de la protection de la forêt de leur communauté rurale. Pathé Diao chef de village de Mbane; Sana Baldé de Saré Mamadou Sy; El Hadji Mamadou Boye de Niaming tout comme El Hadji Diop de Méo Diobène ont tour à tour pris la parole  au nom de leurs collègues pour appeler les populations à redoubler de vigilance pour bien veiller à la forêt. Pour eux, "aucun cas de complicité ne sera toléré."
A signaler que,  sur le terrain,  depuis l’opération coup de poing mené par le service des Eaux et Forêt qui a occasionné l’arrestation de plus de 50 personnes le phénomène est en train de perdre de l’ampleur. « Aucune arrestation n’a été effectuée depuis le 17 septembre dernier », renseigne le préfet. Toutefois, Ibrahima Fall estime que ces avancées enregistrées ne doivent pas amener les acteurs de la lutte à dormir sur leurs lauriers. Pour lui, la sensibilisation doit se poursuivre partout pour aboutir à un changement de comportement. Ainsi, le Commandant Boubacar Baldé, dans son adresse aux participants à cette rencontre a conseillé que chaque citoyen soit l’agent des Eaux et Forêt de sa propre localité. Non sans suggérer la mise en place de comités villageois de surveillance avec l’implication de tous les chefs de villages qui sont tenus de « refuser la complicité » et de  collaborer désormais  avec les autorités pour installer la peur dans le camp des traficants et autres pilleurs des ressources forestières.Et le correspondant régional de Sud FM, au nom de la presse locale de dire : « La forêt, c’est notre bien à tous, notre trésor. C’est un crime que de la piller ».
 
 
Même son de cloche du côté de l’ONG Océanium. Hamidou Diallo, le coordonnateur de la zone sud a profité de l’occasion pour marteler qu’ « il est injuste » que des adultes utilisent la part des ressources forestières réservées aux futures générations. C’est pourquoi, il suggère la mise en place « d’un mécanisme intelligent permettant aux populations de profiter de la forêt à travers une exploitation durable » Pour cela, Monsieur Diallo a émis le souhait d’organiser un forum pour partager et approfondir la réflexion en vue de prendre de manière participative et inclusive les bonnes décisions.Dans les recommandations, le préfet a instruit les participants à tenir des réunions de restitution à la base pour que tout le monde soit au même niveau d’information. Cerise sur le gâteau, l’ONG Océanium compte apporter son soutien  dans ce travail de vulgarisation et de partage d’informations. En collaboration avec la presse locale, des émissions décentralisées  vont être réalisées et les radios de la place seront mises à contribution pour les diffuser en synchronisation.Ceci pour aboutir à une meilleure protection de la forêt, « cette banque verte des paysans, aujourd’hui très menacée » du fait de l’action de l’homme.
 
 
Ismaila MANSALY / koldanews  

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