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Plus cent hectares de forêts brûlés, une vingtaine de maisons réduites en cendre, des tonnes de vivres calcinés, d’importante somme d’argent carbonisées, des lits, des effets vestimentaires, des ustensiles de cuisines consumés par le feu ; la liste est longue. C’est le bilan en estimation occasionnée par une série d’incendies qui se sont produits entre le samedi 05 au vendredi 11 février 2011 dans plusieurs localités du Fouladou.


Le feu ! « Un compagnon indispensable à la vie », dit une maxime peulh, continue de faire des ravages au Fouladou rural. En effet à l’espace d’une semaine, une série d’incendie d’une violence très rare ont été enregistré à Saré Haba, à Sinthaing Dabbal, à Médina Méta, à Kolda ville pour ne citer que cela.

Un samedi de panique à Saré Haba.

Le samedi 05 février passé, restera encore longtemps dans les mémoires des habitants de Saré Haba, village situé à 47km à l’est de Kolda. Et pour cause, un incendie d’une rare violence a ravagé dans cette contrée du Fouladou, trois cases et une cuisine ont été réduit en cendre une importante quantité de vivres, de l’argent, des effets vestimentaires emportaient par les flemmes. « C’était la panique totale », explique un commerçant qui était venu au louma de Témanto, localité abritant tous les samedis un marché hebdomadaire non loin de Saré Haba. « Heureusement le feu a été maîtrisé à temps », a ajouté le commerçant. Et un habitant du village de résumer l’incendie en ses mots « Le feu qui s’est déclaré vers les coups de 11 heures a surpris le peu de gens qui restaient au village. Car la plus part des gens étaient partis vaquer à leurs occupations au louma de Témanto. Il ne restait plus que les enfants, les femmes et quelques vielles personnes. C’est en cette moment ou le village est désert que l’incendie s’est déclare. Heureusement il n’y a pas eu de perte en vie humaine », a-t-il expliqué.

Lundi 06 février : chaude et folle journée à Sinthiang Dabbal.


Le lundi 06 février passé, les habitants de Sinthiang Dabbal, village situé en pleine forêt à plus de 70km au sud-est de la ville de Kolda dans la communauté rurale de Coumbacara ont été pris de cours par un feu venu de la brousse. Les dégâts occasionnés par les flemmes sont énormes. six concessions soit 19 cases en pailles servants de chambres,  06 cuisines et 03 greniers, 2 tonnes, 260kg de riz, 1 (une) tonnes de maïs, 1614 gerbes de mil sorgho, 583 bottes de mil, 108 sacs d’arachides de 60kg et 266 500f CFA ont été totalement réduits en cendres. « Certains d’entre nous étaient aux champs s’affairant aux derniers travaux notamment vanner les arachides, d’autres étaient partis vaquer à une occupation quotidienne. C’est à cette heure de grande activité que nous avons aperçu une épaisse fumée noire qui remontait vers le village » a expliqué Diahé Mballo, le chef du village dont la concession a été ravagé par le feu. « L’incendie a été trop violent. Le vent nous avait compliqué le travail dans la lutte contre les flemmes. Tout a brûlé d’un seul coup », a ajouté un autre sinistré du nom de Amadou Diao. « Il fut un moment c’était le sauve-qui-peut. Ça courait de tous les sens. L’affolement a été générale », commente avec humour un habitant du village après l’incendie. A en croire les populations, les flemmes qui ont dévoré tout sur leur passage n’ont pu être maîtrisées. Ainsi après avoir détruit plus de cinquante hectares de forêts, le feu qui s’est vite répandu dans le village a atteint des cases en pailles en consumant des vivres, du matériel, des habits, et de l’argent.

Vendredi noir à Médina Méta

Même spectacle de désolation, de panique ou encore de peur, le vendredi 11 février dernier à Médina Méta, localité située à plus de 75km à l’est de Kolda. Ici aussi, c’est un incendie qui a ravagé une douzaine de concessions soit 64 cases, des dizaines de tonnes de vivres, des habits, des centaines de milles de nos francs, qui alimente les débats. A notre passage avant-hier samedi 12 février 2011, c’est encore l’odeur du feu, ou encore de quelques poches de fumées qui nous guidaient vers les lieux. Arrivée là bas vers les coups de 15h, le décor que nous présente les maison calcinées était difficile à supporter et dépasser de loin l’imaginaire. « Le feu est venu de l’autre secteur (est). Tout est parti de la case du boulanger », raconte un homme que nous avons trouvé sous un manguier dont toutes les feuilles sont carbonisée. Cela après les salamalekhs d’usages. On ne peut estimé les pertes affirme-t-on à Médina Méta. « 64 chambres, des greniers pleines de vivres, des habits de l’argent, rien n’a été pu sauver », a dit le jeune Alassane Sabaly. « Maodo Aliou qui avait fermé sa cases à clef, a perdu plus de 800 000F. Tout son argent qu’il avait gardé quelque part à l’intérieur de la chambre a été réduit en cendre », nous a confié un sinistré. Avant-hier aussi, dans un quartier de la commune de Kolda, une case où habite des Mankagnes avait pris feu. Mais plus de peur que de mal, car arrivé très vite sur les lieux, les soldats du feu ont réussi à maîtriser l’incendie. Il faut dire que les autorités locales, le sous préfet de Mampatim M. Thiandoum dont trois villages de son arrondissement ont sérieusement endommagé par le feu, des agents des services des eaux et forêts de Kolda, des parents ou proches des sinistrés se sont tous déplacés sur les lieux des sinistres pour contacter l’ampleur des dégâts occasionnés par ses séries d’incendies. Ils ont compati avec les victimes. « Nous avons recensé tous les dégâts ces différents incendies. Des rapports pour chaque incendie sont d’ailleurs faits et on les fera parvenir aux autorités supérieures et à qui de droit », a déclaré à la presse, le sous préfet de Mampatim M. Thiandoum.

SOULEYMANE  SALL / koldanews

 

Comments  

 
#1 Guest 16-02-2011 22:16
A mon avis nous pouvons éviter tous ces dégats .Nous savons tous qu'au fouladou les habitations sont en majorités faites de cases, alors pensez-vous qu'il ne serait pas plus intelligent de faire des inovations dans la construction de nos cases, afin d'éviter qu'àprés un incendie tout part en fumée(exemple mettre ou exiger de mettre un faux plafond en banco entre la toiture en paille et l'intérieur de la chambre).Oui j'estime que cela est nécesaire car dépuis l'époque de nos ancétres nous avons toujours recondui la méme maniére de construire nos cases.Et s'il faut des agents pour controler les nouvelles cases construites,pou r voir si elles sont conformes aux directives faisons le, il y va de notre intéret.
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#2 Guest 21-03-2011 14:24
ohhhhhhhhhh.
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