
Le collège Doumassou Plateau va-t-il fonctionner cette année? La question trouble le sommeil des élèves, parents et personnel de cet établissement. Construit derrière le camp militaire Moussa Molo de Kolda commune, ce collège manque de tout. Il n’a pas de tables-bancs, d’eau et de latrines, même les salles de classes n’ont pas encore de dalles dix jours après la rentrée. Une situation qui met les parents et le personnel dans le doute et l’inquiétude.
Logé pendant deux ans à l’école élémentaire de Gadapara-ouest où ce collège ne fonctionnait que les après-midis, l’administration de l’école a décidé cette rentrée de regagner les nouveaux locaux situés derrière le camp militaire, ceci pour travailler à temps plein comme les autres établissements et respecter à la lettre le quantum horaire. Cependant, dix jours après ce déménagement « le doute et l’inquiétude » gagnent la communauté éducative de cet établissement qui pensait que les autorités scolaires allaient donner un coup d’accélérateur aux travaux pour offrir rapidement de bonnes conditions d’étude aux 300 élèves que ce collège doit accueillir cette année , d’où le cri de cœur du principal. « Nous voulons travailler matin et soir comme les autres collèges. C’est pourquoi nous avons regagné les nouveaux locaux. Nous exigeons la finition des travaux et une dotation en tables-bancs pour démarrer les enseignements », déclare Modou Yali qui rappelle dans la foulée que son établissement a grandi du point de vue effectif et qu’il ne peut plus continuer à être abrité par l’école élémentaire. Même son de cloche du côté des parents d’élèves, ces derniers ne veulent plus « d’un CEM kikidé », (ndrl : un collège qui ne fonctionne que les après-midis). « Notre rêve, c’est de faire de cet établissement un collège d’excellence. Nous ferons de notre mieux pour offrir des conditions acceptables à nos enfants dans ce nouveau site. Cependant, nous sollicitons un coup de main des autorités », a lancé Souleymane Badiane le président de l’association des parents d’élèves.

A signaler que l’établissement manque de tout. Il n’y a pas de mobilier dans les salles de classes, pas d’eau et de latrine. La cour n’est pas encore désherbée sans parler du mur de clôture. L’administration de l’école travaille dans la cour, sous l’ombre d’un anacardier qui sert de bureau.

Cependant, les parents d’élèves ne sont pas restés les bras croisés. Soucieux de l’avenir de leur progéniture, ils ont commencé à forer un puits sur fonds propre. Ils envisagent de s’attaquer après à la réalisation de latrine. A en croire leur Président Souleymane Badiane, « c’est le problème des tables-bancs » qui constitue, pour lui, un casse-tête. Ainsi, il demande aux autorités académiques de prendre à bras-le-corps cette question afin que les cours puissent démarrer dans les meilleurs délais dans cet établissement où les potaches se rendent chaque matin pour poser une seule question au corps professoral : « A quand le démarrage des cours ? ». Question jusqu’ici sans réponse.
Ismaila MANSLY / koldanews
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