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Le déficit d’enseignants qui a atteint la barre des 127, le manque de 7006 tables bancs et désherbage des écoles, dont certains sont en partie devenues des champs de mil, de maïs, où encore d'arachides, plombent le cours normal de la rentrée des classes dans le département de Vélingara.
Après la rentrée des classes du personnel enseignant effective le 1er Octobre dernier, les potaches ont à leur tour pris hier 5 octobre, le chemin des établissements scolaires. Seulement, dans le département de Vélingara, la rentrée des classes qui devait être suivie du démarrage des cours dans les 266 établissements que comptela circonscription éducative, bute sur des obstacles de taille et qui ont pour nom : Déficit du personnel enseignant qui estimé à 127 maîtres. Le manque criard de tables bancs se chiffrant à 7006.
L’autre difficulté majeure déplorée au niveau de l’élémentaire, du moyen et du secondaire, est le nombre galopant d’abris provisoires, visibles à Vélingara. Au cours d’un Comité département de développement (Cdd), axé sur la rentrée des classes, l’inspecteur départemental de l’éducation, Mbaye Guèye qui présentait son rapport, avait précisé que Vélingara compte 372 abris provisoires destinés au cycle élémentaires. Suivent, signale t-il, de 44 autres classes qui ne sont pas construite en dur dans les 17 collèges d’enseignement moyen ouverts dans le Fouladou.
«La confection de huttes dans certaines écoles se pose avec acuité cette année, du fait que les "krintins" (palissade en bambou), se font rares", a t-il soutenu. À cela, il faut ajouter le fait que "les tiges de mil qui doivent servir à confectionner les abris des classes, tarde à être livrer", s'est inquiété Sémou Diao, Président départemental de l’Union des parents d’élèves.
Nonobstant les problèmes d'acquisition par les parents de fournitures scolaires, du fait de la précarité, l’insalubrité des écoles enherbées fait parti du lot de problème qui risque plomber le cours normal de la rentrée des classes, effective depuis ce 5 Octobre.
A cela, s'ajoute que dans bon nombre d’établissement du département, les espaces et autres aires de jeu sont occupés par des champs de mil, d’arachide, de maïs ou de sorgho. C'est le cas des écoles à Saré Yéroyel, Djimini, Baty, Saré Bassy, Kael Bessel et d’autres Cem de la zone.
Pour ne pas être trop en retard dans le démarrage des cours, l’inspecteur départemental de l’éducation a demandé aux parents d’assurer le minimum de fournitures scolaires à leurs enfants. Veiller à la propreté des établissements, et de prendre toutes les dispositions utiles pour trouver des pièces d’état civiles aux élèves surtout candidats à l’entrée en sixième.
L'absence de certains élèves du Ci, Cp et CE... retenus pour les besoins des cérémonies de circoncision, constitue aussi un véritable casse tête pour les enseignements.
Moussa Sibo MBALLO / koldanews |
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