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«Pour la première fois, nous avons reçu une demande d’un groupe de personnes organisées qui demandent à découvrir l’Islam chiite pour en parler et écrire là-dessus en toute connaissance de cause. C’est avec joie que notre guide a reçu la demande et nous avons vite cherché à répondre positivement à la demande.» C’est par ces mots que le représentant du guide des musulmans chiites de la communauté Mozdahir du Sénégal, Cheikh Taha Sougou, a introduit son propos à la session de formation des correspondants de presse des régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda et Tambacounda sur le thème : La doctrine chiite et portes ouvertes sur l’Institut Mozdahir International. Cette formation tenue à l’hôtel Hobbe de Kolda est initiée par l’Association des reporters de Vélingara (Arev). Son Secrétaire général Abdoulaye Camara a expliqué une telle initiative en ces termes : «Au début de l’installation des chiites dans le département de Vélingara, les cris rageurs soulevés par les populations, les clichés trop négatifs collés à la doctrine, les menaces de lynchage et de mort proférées contre ses missionnaires, les réactions hostiles provoquées par le traitement que la presse locale a fait de l’évènement, ont été déterminants dans notre volonté de faire une meilleure connaissance avec la doctrine, pour notre culture générale mais aussi pour la pacification de l’espace public.» 
 
Pour le traitement de l’information religieuse, concernant le cas du chiisme, Ibrahima Sakho, directeur de Mozdahir développement a procédé par la pédagogie pour indiquer la voie à suivre et surtout les vocables à éviter pour frustrer et heurter le moins possible la foi des adeptes de telle ou telle autre école. Pour ce faire, le talibé du guide de la communauté Mozdahir Chérif Mohamed Aly Aïdara a visionné certains articles écrits par les correspondants de Vélingara, dont certains vocables utilisés sont «inappropriés et susceptibles de heurter les consciences».
 
Au cours des deux jours de formation (vendredi et samedi derniers), les correspondants de presse des régions méridionales du pays, outre le thème du traitement de l’information religieuse de l’Islam chiite, ont écouté des communications sur les thèmes : Histoire du chiis­me,  Problématique du chiisme en milieu sunnite, La communauté chiite mozdahir du Sénégal ou encore Islam et développement : la vision de Mozdahir. Au terme des deux jours d’échanges et de communication, Abdou Diao, rédacteur en chef du site koldanews.com a donné ses impressions : «En tant que musulman sunnite, je connaissais mal le sunnisme à fortiori le chiisme. Aujourd’hui, je suis capable de disserter sur les deux écoles en toute connaissance de cause. Il est rare qu’une session de formation soit aussi instructive en termes de savoirs nouveaux.»
 
L’Institut Mozdahir international, fondé et dirigé par le guide religieux chiite Chérif Mohamed Aly Aïdara, a également saisi l’occasion de cette formation pour faire découvrir ses projets et programmes. Ils sont liés à l’éducation et la à formation, la construction de mosquées, la mise en place de mutuelles de crédit et d’épargne, des projets d’arboriculture et de maraîchage ainsi que des projets de protection de l’environnement. Et cela dans les régions de Dakar, Louga et Kolda. C’est que, selon Cheikh Taha Sougou, le crédo de Mozdahir est, comme le recommande l’Islam, d’amener les fidèles «à se préoccuper de ce bas-monde, d’assurer leur vie sur terre comme s’ils ne devaient jamais mourir  et de se comporter comme s’ils allaient mourir le lendemain».
 

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