La Casamance abrite les derniers massifs forestiers du pays et une exploitation harmonieuse permettra de faire face à la pauvreté croissante des riverains et sauvegarder ce patrimoine.
Anacarde une aubaine pour la Casamance
Pour l’arboriculture l’anacarde reste un atout pour les acteurs de la filière. En effet la demande du produit ne cesse de croitre. Et les conditions climatiques et les sols sont favorables à la plantation. Mais les contraintes de la filière sont réelle liés d’abord à l’absence d’une politique cohérentes, l’enclavement de certaines zones, l’existence de variétés peu performantes et l’insécurité. Les vergers sont devenus des caches propices pour les éléments armées. La cueillette un risque certains dans certaines zones. Le coût élevé de l’amande grillée est aussi une certaines faiblesse. sébastien Sadio président de l’association des transformateurs d’anacarde de la Casamance estime que l’anacarde peut nourrir son homme. Lui emploie jusqu'à 12 personnes en période d’exploitation dans son atelier de Manécounda un village de la communauté rurale de Simbandi Balante. Mais il estime qu’il faut moderniser le matériel de transformation et surtout trouvé des financements pour permettre aux transformateurs de disposer de matière première, la noix en toute période. En plus moderniser les ateliers de fabrique pour se conformer aux exigences du marché international. Prés de 20 unités sont membres de son association.
La banane aussi traine beaucoup de contrainte comme la concurrence de la banane extérieure, l’absence de structure d’encadrement, des maladies et de magasin de stockage. En plus de difficulté commune ayant pour nom l’enclavement, problème de transport non maitrise des réalités du marché et l’inorganisation des acteurs.
Pour la mangue la demande nationale tourne autour de 60 000T .Mais l’apparition de la mouche menace ce secteur ou notre pays est presque auto-suffisant. A côté de la mouche, là non maîtrise des techniques de collecte qui complique la conservation, la présence de variété a faible productivité et la difficulté de fidéliser la clientèle pour l’exportation constituent le gros des contraintes.
Les autres produits forestiers issus souvent de la cueillette souffrent des mêmes problèmes a côté de la déforestation et de la gratuité de l’accès. Certains exploitants détruisent les arbres pendant la cueillette si se n’est la production des fruits immatures.
Autre filière porteuse identifiés par le padec le miel. Le potentiel est énorme mais les efforts dans l’organisation des aviculteurs tardent a se refléter dans la production. L’utilisation de plus en plus grande des pesticides ,les maladies des abeilles ainsi que la faiblesse de la visibilité du marché du miel plombent la filière.
Des recommandations pertinentes ont été faites pour valoriser ces filières porteuses au vu des goulots d’étranglements identifiés. Cela va du renforcement de capacités des acteurs, la mise en place d’un système d’information sur les marchés.’ Si nous voulons être performants et aller vers le marché extérieur, il nous faut une véritable réorganisation, quelque chose comme une alliance des opérateurs qui interviennent dans les filières’’,
‘’Nous devons aller vers le professionnalisme de nos filières, à travers la mise en place d’infrastructures de transformation, et avoir des unités de conservation et de stockage de nos produits’’, a ajouté Keïta, responsable local d’une association de producteurs de mangues a la cérémonie de clôture.
‘’Il faut aider les femmes dans la formation et les encadrer. Nous sommes de plus en plus nombreuses dans l’exploitation des produits forestiers, mais notre handicap, c’est le déficit de formation et le sous-équipement, qui freinent l’écoulement de nos produits’’, a relevé Anna Dia, présidente des femmes transformatrices de produits fruitiers dans la région de Ziguinchor.
Le PADEC programme d’appui au développement économique de la casamance vise à Contribuer au développement et à la mise en valeur du potentiel agricole et agro-alimentaire de la Casamance pour parvenir à réduire de 50% l’incidence de la pauvreté sur les ménages sénégalais d’ici 2015. Il va être axé pendant les cinq prochaines années sur le développement des filières porteuses considérées comme prioritaires par l’ensemble des collectivités locales qui composent la Casamance naturelle. Il s’agit de l’anacarde, du miel, des produits forestiers à usage alimentaire, de la mangue et de la banane .D’un coût de 8 ,5 milliards de nos francs financé par le canada et le Sénégal. Cette rencontre a permis au programme de se doter d’instrument pour agir vite et bien dans le combat contre la pauvreté.
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