
Le Gouvernement du Sénégal et le Canada vont injecter 8,5 milliards de francs CFA dans la région naturelle de la Casamance pour lutter contre la pauvreté à travers le Projet d’Appui au Développement Economique de la Casamance PADEC. Ainsi, les responsables des services déconcentrés de l’Etat, les Agences régionales de Développement du sud, les collectivités locales, les institutions de recherche participent à l’élaboration de la stratégie de mise en œuvre de ce projet. Les travaux se déroulent sous forme d’un atelier de deux jours démarré ce 27 août à Kolda. Ce séminaire sert également de cadre pour partager les fondamentaux de la Gestion Axée sur les Résultats (GAR) sur laquelle le PADEC va se fonder pour atteindre ses objectifs d’ici 2015.
Quelles stratégies pour un développement des capacités locales permettant de mieux lutter contre la pauvreté dans la Casamance naturelle ? Le Projet d’Appui au Développement Economique de la Casamance PADEC tente de trouver la réponse à travers un atelier interrégional organisé à Kolda qui a démarré ce vendredi 27 août. Pendant deux jours, des agents des directions techniques de l’état chargées de l’Horticulture, de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement, des Eaux et Forêts et leurs services déconcentrés en Casamance, les institutions de recherche et d’appui technique se sont accordés sur la feuille route du PADEC durant les cinq prochaines années. « Nous avons eu à élaborer le plan d’action détaillé de toute l’intervention du projet, à définir les activités à dérouler sur toutes les étapes et leurs modalités de mise en œuvre jusqu’à l’évaluation du projet », renseigne Cheikh Daouda Diallo, coordonnateur du PADEC qui a également profité de cette rencontre pour décliner les ambitions de son projet. « Le PADEC vise à Contribuer au développement et à la mise en valeur du potentiel agricole et agro-alimentaire de la Casamance pour parvenir à réduire de 50% l’incidence de la pauvreté sur les ménages sénégalais d’ici 2015. Il va être axé pendant les cinq prochaines années sur le développement des filières porteuses considérées comme prioritaires par l’ensemble des collectivités locales qui composent la Casamance naturelle. Il s’agit de l’anacarde, du miel, des produits forestiers à usage alimentaire, de la mangue et de la banane » précise M.Diallo. Pour se donner toutes les chances de réaliser ses objectifs, Le PADEC va capitaliser les expériences acquises durant les anciens projets forestiers appuyés par la coopération canadienne en Casamance.
Ce plan de mise en œuvre sera complété par les travaux d’un autre atelier programmé la semaine prochaine avec les acteurs directs du projet à savoir ceux qui tirent leurs revenus de l’exploitation des filières ciblées. A en croire Cheikh Daouda Diallo, toute l’intervention de l’Agence Canadienne pour le Développement est fondée sur la Gestion Axée sur les Résultats (GAR). C’est pourquoi, M.Diallo compte respecter scrupuleusement les principes de cette gestion durant la phase d’exécution du PADEC. Ainsi, il invite les bénéficiaires du projet, les collaborateurs et les partenaires à s’inscrire dans cette dynamique
Abdou DIAO & Ismaila MANSALY
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