Lors d'une session de formation sur les techniques de maraîchage, tenue à Soutouré, localité située dans la commune de Diaobé Kabendou, la Société agricole et industrielle du Sénégal et l'Agence nationale de conseil agricole et rural se sont données la main pour sortir les paysans de la faim et de la pauvreté. Selon Amara Diané, technicien de l'Ancar « l'Agence a été créée par le gouvernement de notre pays, le 17 mars 1997. C'est une des composantes d'exécution du programme des services agricoles et des organisations de producteurs. L'objectif principal de ce programme est de mettre en place un nouveau système d'appui au monde rural. L'ANCAR a pour mandat de faire du conseil agricole et rural, basé sur la demande des producteurs et plaçant ces derniers au cœur du processus. Parmi leurs objectifs dans le Fouladou, L'Ancar fait accéder les producteurs à leur demande, à un plus large éventail d'innovations techniques. En plus, elle renforce les capacités des organisations paysannes, des agents et des partenaires Elle implique davantage les producteurs dans tout le processus d'élaboration du conseil agricole et rural. Elle intervient dans l'agriculture, l'élevage, l'apiculture », note-t-il.
Les femmes rurales jouent un grand rôle dans la culture de légumes. Aujourd'hui, avec la profilération des marchés hebdomadaires comme Diaobé, Manda Douanes, les produits sont vendus en toute saison. Pour l'heure, dit Maimouna Diao, « le kilogramme de gombo varie entre 350 à 400 FCFA.
L'oseille, l'oignon, la salade, pour ne citer que ces condiments, se vendent bien. Les cultures maraîchères accroissent largement les revenus des ménages et contribuent à la sécurité alimentaire. Cette diversité de produits encourage les paysans qui, après la récolte de l'arachide, du coton et la moisson du riz, se sont tournés vers les cultures maraîchères, selon Amara Diané. Certains groupements féminins y gagnent plus de 10.000.000 FCFA après chaque fin de campagne. Et cela fait notre fierté, car l'Ancar contribue largement à la réduction de la pauvreté. L'agriculture est actuellement la seule voie permettant d'instaurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Fouladou. Et pour cela, la SODAGRI et l'Ancar ont jugé nécessaire d'aider les producteurs du Fouladou à sortir la tête de l'eau. Notons enfin que plus de 50 hectares ont été emblavés dans le bassin de l'Anambé.
Elhadji Lonka Sabaly (correspondant)
Source: Le Messager
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Commentaires
Mouhamadou DIOP, CPV SODAGRI-PADERBA
Je voudrai simplement préciser que le Projet d\'Appui au Développement Rural dans le Bassin de l\'Anambé (PADERBA) est entrain de booster la filière maraîchère avec la formation des producteurs maraîchers du bassin, particulièremen t dans sa zone d\'intervention. Ainsi des Conseillers agricoles, des chefs de CADL et des producteurs (25)ont été formés du 09 au 11 Février 2010 au CEFABA à Soutouré.
Dans le cadre du renforcement des capacités des bénéficiaires du projet, un plan de formation est entrain d\'être déroulé.
C\'est ainsi que du 20 au 22 Février 2010,un autre thème a fait l\'objet d\'une autre session de formation d\'un groupe de 25 apprenants en techniques d\'Apiculture et le recyclage des auxiliaires d\'élevage tourjours par l\'ANCAR de Kolda avec qui le PADERBA a établi un protocole dans le cadre d\'un partenariat.
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