Les ânes meurent aprés des douleurs atroces. A Sossoutou, à Sare Moussa Méta ou Sinthian Demba dans la communauté rurale de Bignarabé ou sur l’axe Kolda- Pata, certains villages de l’arrondissement de Ndorna sont atteints par une maladie qui a tué plusieurs ânes dans ces villages. Les signes de la maladie sont les mêmes, les sujets subissent des battements aux ventres, toussent et s'arrêtent de s’alimenter. Les ânons sont les plus atteints.
Au village de Sossoutou, où nous sommes rendus, 5 bêtes sont déjà mortes et, le vice président du conseil rural de Bignarabé, Bouba Mané, lui-même a perdu un âne témoigne: « c’est une chose rare, une maladie qui tue les ânes. Récemment nous avons enregistré au début du mois de janvier, une forte mortalité du petit bétail, les moutons et chèvres, mais avec les ânes c'est plus compliqué, car il est difficile de voire un compagnon gémir jusqu'à perdre le souffle, sans rien faire». Il reconnaît n’avoir pas saisi les techniciens de l’élevage, mais va le faire dés ce lundi. Toujours est-il que la maladie est là. Les propriétaires ont recourt à la pharmacopée pour y faire face, visiblement sans succès pour l’instant.
Ndorna est un vaste arrondissement qui ne dispose que d’un seul agent de l’élevage. Le personnel technique est très insuffisant avec peu ou pas de moyen. Ainsi certains propriétaires incinèrent des chiffons pour inhaler la fumée à l’équidé mais les résultats sont pour l’instant nuls.
L’âne au village est un compagnon utile et jovial, le braiment du matin accompagne les chants de coqs. Il reste un animal de trait très efficace au fouladou pour les agriculteurs, en cette période de récoltes les charrettes attelées aux ânes permettent de sécuriser les récoltes, en les transportant vers des lieux sûrs.
Têtu, idiot, ignare...Quelque soit les âneries racontés sur son compte, il demeure par sa rusticité est un élément fondamental pour la relance de la production agricole dans une zone où le cheval est encore rare, et résiste difficilement aux attaques. Sans âne, le travail champêtre devient presque mission impossible.
Le monde rural au Fouladou fortement touché par la mauvaise commercialisation de l’arachide, le phénomène des bons impayés planent déjà au fouladou, où des points de vente comme Sinthian Demba, ont délivré plusieurs bons depuis plus d’un mois, l’argent ne vient pas encore.
Le monde rural devra gérer cette situation visiblement sans aucune assistance.
Abdou Diao / koldanews
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