Le Projet Croissance Economique de l’USAID met à la disposition des acteurs du secteur privé un fonds de subvention de plus de 730 millions. C’est pour améliorer la production agricole dans les filières d’exportation et les céréales locales par l’introduction d’innovations technologiques. Un atelier a été tenu ce 26 janvier à Kolda pour informer les acteurs et les partenaires sur les différentes chaînes de valeur ciblées et sur les modalités de financement.
Ce fonds de subventions est destiné aux organisations de producteurs, entrepreneurs individuels et micro, petites et moyennes entreprises du secteur privé pour améliorer la production dans des chaînes de valeur comme le riz, la mais, le mil, le sorgho mais aussi dans les filières d’exploitation telles que la noix d’acajou, la mangue, le bissap, le sésame, la banane, le lait et l’élevage. Selon le gestionnaire de subventions du PCE « ce projet est mis en oeuvre par l’USAID pour promouvoir l’entreprenariat privé dans les chaînes de valeur ciblées, prendre en charge les contraintes qui se posent aux acteurs de ces filières pour accroître la valeur ajoutée et contribuer à la sécurité alimentaire »explique Lamine Cissé.
Pour améliorer la production, la qualité et accroître la productivité agricole dans ces cultures ciblées par ce projet « l’innovation technologique s’avère incontournable » renseigne M,Cissé. Ainsi, ce fonds de subvention est mis à la disposition des producteurs privés évoluant dans ces filières pour appuyer des sous projets visant la diffusion d’innovations technologiques. Il s’agit concrètement dans la zone sud d’arriver à développer des technologies permettant de produire « du riz dans des conditions de salinité » ou «des mangues tout en minimisant les contraintes liées à la mouche blanche » entre autres .Pour être en phase avec ce Projet Croissance Economique, les producteurs doivent s’approprier et développer ces technologies qui sont souvent disponibles au niveau des structures de recherche comme l’ISRA, l’ITA et des structures d’appui telles que le PROMER et l’ANCAR. Les critères d’éligibilité sont ainsi définis : « il faut être dans la chaîne des valeurs depuis au moins deux ans, avoir un projet d’innovations technologiques et un statut légal, justifier de sa capacité à assurer une contribution équivalente à au moins 15% du coût total du projet »précise M.Cissé .
Ismaila MANSALY / koldanews
| < Précédent | Suivant > |
|---|