LES FEMMES DU FOULADOU CRIENT AU SCANDALE ET DENONCENT LES EFFEST PERVERS LIES A LA FAIM
Alors que l’Union européenne compte promouvoir les biocarburants, des Ong comme ActionAid Sénégal s’érige en défenseur pour protéger les producteurs en tirant la sonnette d’alarme sur les risques que ce programme va engendre comme effets néfastes dans des pays pauvres d’Afrique, du Brésil, de l’Indonésie. « Dans ce cadre, l’Union Européenne ne cache pas son ambition réelle pour gagner le paris dans ses projets d’agrocarburants. Pour cela, elle compte obliger les pays membres à utiliser, dès 2020, au moins 10 % de ces biocarburants pour leurs transports. Et comme l’Europe pas plus d’espaces cultivable, l’Afrique subsaharienne demeure et reste la seule destination.
Conséquence, les producteurs du vieux continent seront poussés et deviendront même des ouvriers agricoles » a martelé Alhassane Cissé coordonnateur du programme « droit à l’alimentation » à ActionAid Sénégal. Saisissant la balle au rebond, Fatou Mbaye chargée du programme de recherche sur les biocarburants à ActionAid Sénégal qui s’adressait à des dizaines de femmes productrices et producteurs, des responsables des fédérations, des techniciens de l’agriculture, des élus locaux et des partenaires au développement, s’est offusquée du fait que des sociétés multinationales descendent dans des zones où les populations meurent de faim pour défendre des projets d’’agrocarburants au détriment des cultures vivrières. « L’attitude des agrobusiness frise le ridicule. Nous n’avons pas besoin d’énergie tirée à partir des cultures vivrières. Remplir des réservoir d’essence n’est pas un souci pour les populations africaines qui songent plutôt à remplir leurs greniers de productions alimentaires ».
Au cours de ce forum dont le thème est «la problématique de l’accès des femmes à la terre et enjeux des biocarburants. Quelles contributions vues sous l’angle des droits humains ? », Fatou Mbaye et Ousseynou Diakhité responsable de « kaa konko kélé » ont expliqué comment dans cette ruée pour fournir les pays riches en biocarburants, les pauvres seront écrasés. Prenant la parole, une Mama Baldé présidente départementale des groupements de femmes par ailleurs 2e adjointe au maire de Vélingara a jugé « inadmissible que les producteurs africains acceptent de se suicider avec les biocarburants. Ne consacrons plus de terres agricoles à la production de denrées alimentaires qui seront ensuite transformées en biocarburant constitue alors que nous mourons de faim » a exhorté l’adjointe au maire de Vélingara.
Moussa Sibo MBALLO / koldanews
| < Précédent | Suivant > |
|---|