Vendredi, 13 Janvier 2012 22:15
Écrit par ISMAILA MANSALY
Sept unions d’éleveurs du département de Kolda reçoivent des motofaucheuses. C’est un don de l’Association Guné à travers le Projet d’Amélioration du Système d’Elevage Traditionnel en Haute Casamance. Une cérémonie de remise symbolique a réuni les responsables de Guné, les élus locaux, l’inspecteur régional des services vétérinaires à Bantacountou Maoundé ce mercredi 11 janvier.
Plus de soucis pour les éleveurs membres des unions des zones de Saré Abibou, Saré Keïta, Tenkinam Ilo, Boki, Bantankountou et Bassoum pour alimenter leur bétail en période sèche. Elles disposent de cinq motofaucheuses assez puissantes qui leur permettent de faucher de la paille à temps et de l’emmagasiner pour constituer des réserves fourragères. La distribution de ces engins a démarré le mercredi 11 janvier dernier par l’union des éleveurs de Bantacountou Maoundé où a eu lieu la remise symbolique de la première motofaucheuse. Les quatre autres seront remises aux ayant droits dans les prochains jours. A signaler que le même jour, l’union de Boki Sinthiang a aussi bénéficié d’une motofaucheuse gracieusement offerte par l’Etat du Sénégal dans le cadre du PDSOC. Un geste qui va droit au cœur des éleveurs. « Nous sommes comblés de joie. Cet appui de l’association Guné va contribuer à l’amélioration de notre système de production de lait. En fauchant l’herbe à temps, cela permet de réduire le coût des intrants. Mieux, ces machines nous aiderons aussi dans le cadre de la lutte contre les feux de brousse. Nous pourrons nous en servir pour dégager les pare-feux », se félicite Saloum Mballo, Président de l’union des éleveurs de Bantankountou Maoundé.
Selon Le Docteur Bouraïma Diao, président de l’Association Guné de Kolda, cet appui aux éleveurs s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Projet d’Amélioration du Système d’Elevage Traditionnel en Haute Casamance initié par sa structure. Ce projet d’un coût global de 498 000 Euros, financé dans le cadre d’un partenariat avec l’ Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement, a l’ambition de « lever les contraintes alimentaires, sanitaires, à travers le renforcement technique des producteurs et leurs organisations. Il a aussi pour objectif de sécuriser l’élevage traditionnel et de contribuer au développement d’un système agro pastoral performant », a fait savoir Dr Diao. Il ajoute que le projet comprend trois composantes. Il s’agit de « la sécurisation du cheptel traditionnel par la protection de pâturages naturels et la lutte contre les maladies animales, l’amélioration des productions animales notamment les filières viande et lait, le renforcement des capacités des producteurs ». Ainsi, depuis son lancement en décembre 2010, le projet a appuyé la formation de 50 auxiliaires et relais sur la santé animale, de 500 vaccinatrices de volailles, de 17 multiplicateurs de niébé fourragère et de 7 conducteurs de motofaucheuses. A cela s’ajoute la réalisation de quatre puits pastoraux avec abreuvoirs et l’appui en petits matériels de pare-feux au bénéfice de 29 organisations communautaires de base, l’ouverture de compte bancaire à 14 unions reconnues entre autres