Mardi, 27 Décembre 2011 18:55
Écrit par ISMAILA MANSALY
Outiller les leaders des associations des producteurs de coton africains afin qu’ils puissent mieux défendre la filière et les intérêts des producteurs, tel est l’objectif de l’université du coton qui a démarré ce mardi 27 décembre dans la capitale du Fouladou. Pendant ces assises de quatre jours financées par l’UEMOA avec l’appui de l’Union Européenne, une trentaine de dirigeants d’organisations cotonnières en provenance de 12 pays membres de l’Association des Producteurs de Coton Africains (APROCA) vont bénéficier d’un renforcement de capacités sur la gestion de leurs organisations, le management, la coopérative entre autres afin de garantir la compétitivité et la durabilité du coton africain.
Kolda, capitale du coton africain du 27 au 30 décembre. L’Association des Producteurs de coton africains y organise une session de renforcement de capacités au profit des leaders des associations de producteurs établies dans les régions cotonnières d’Afrique. Ainsi, pendant cette université du coton, les travaux vont porter essentiellement sur le devenir de l’or blanc en dans le continent. Il s’agit concrètement pour ces assises de réfléchir et de partager sur « la problématique de l’accessibilité aux intrants et aux équipements agricoles, le mécanisme de fixation du prix du coton et des intrants et sur la gestion des conflits entre autres », a rappelé Moussa Sabaly Le Président de l’Association des Producteurs de Coton Africains. Pour le togolais Babacar Diabakaté, Président de l’université du coton, le choix de Kolda pour abriter cette importante rencontre n’est pas fortuit. A l’en croire, il est justifié par le fait que « la région est en train de jouer un rôle important dans le cadre de la relance de la production cotonnière en Afrique ».A signaler que douze pays que sont : Bénin, Burkinafaso, Côte d’Ivoire, Centrafrique, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Gambie, Mali, Sénégal, Tchad, Togo participent à ces assises. Ces pays producteurs s’engagent aujourd’hui dans une dynamique de disposer d’organisations nationales fortes à l’mage de leurs homologues du nord afin de s’adapter aux nouvelles circonstances et de booster la production cotonnière en Afrique tout en préservant les intérêts des producteurs de cette filière dont dépendent « plus de 6 millions de foyers ruraux africains »