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« Il y a une mauvaise répartition spatio-temporel du pluviomètre qui est déficitaire sur toute la ligne à Kolda », résume un technicien de l’agriculture. Dans l’ensemble le déficit est de 119mm sur l’ensemble de la région comparé à l’année dernière a la même période.
Pour Kolda commune,  ce déficit qui est de 409 mm, est perceptible en faisant un tour au centre ville,  en traversant le pont Abdoul Diallo qui laisse voir le lit du fleuve Casamance encore submergé par le sable. En effet, jusqu’à ce jour, on ne remarque pas encore d’eau à la rizière sise à l’entrée du quartier Bantaguel, alors que juste l’année dernière, elle était remplie dès le mois d’août.
Cette inquiétante situation n’épargne ni Dabo avec un déficit de 211 mm ni Dioulacolon avec ses 245 mm manquants par rapport à la même période en 2010.
L’espoir est pourtant permis
Par contre, en parcourant certaines zones du département de Kolda et de Médina Yéro Foulah,  on peut mesurer l’état d’avancement des cultures. Sur l’axe Saré Dianfo- Niandiaye, en passant par Saré Béguou,  Béllel Naoundé ou Saré Lamine, ce sont de vastes espaces envahis par la verdure qui s’offrent à la vue. Les femmes sont dans les rizières, luttant contre les mauvaises herbes ; malgré cela, les plantules de riz souffrent du manque d’eau. Seules les parcelles aménagées sur les plateaux  où le riz est en phase de tallage permettent d’espérer de bonnes récoltes. Les hommes, qui sont plus sollicités par les cultures comme le mil suuna,  l’arachide  ou le coton ne sont pas trop inquiets par l’insuffisance des précipitations, comme nous indique Thierno Baldé de Niandiaye trouvé dans son champ d’arachide dont les plantes sont en phase de floraison : « Oui, d’habitude, il y a plus d’eau en cette période mais si le rythme actuel se poursuit, nous pourrons avoir de bonnes récoltes pour certaines spéculations comme l’arachide et les variétés de mil souna. »
A Saré Ngoundo, les périmètres d’arachides bien entretenus ceinturent la piste. Des tiges de mil souna en phase de floraison ceinturent le village offrant une belle vue pour les passants. La verdure a fini de s’installer dans le paysage, et les petits ruminants attachés par les enfants ou les femmes broutent ‘ce don du ciel’. La vallée reliant Niandiaye  à Sossoutou, d’habitude envahie par les eaux de pluies en cette période, est a sec. Les paysannes, malgré le ramadan, occupent l’espace et espèrent que le Tout-Puissant ouvrira les vannes du ciel pour permettre de bonnes récoltes de riz. Banna Baldé : « Nous continuons de travailler à à enlever les mauvaises herbes et sarcler car nous savons que Dieu ne va pas nous oublier ! C’est sûr. » A Sossoutou, ce Dimanche 14 Août, nous avons fait le tour de quelques périmètres champêtres et le constat est que tout baigne car, selon les agriculteurs interrogés, « le mil, le maïs et l’arachide sont bien partis ».
Les éleveurs de la zone retrouvent le sourire la biomasse est bien fournie. Les troupeaux sont conduits dans des pâturages bien fournis. Seul hic : les mares sont encore loin d’être bien remplies comme celle de « Rawna », qui sert d’abreuvoir aux animaux de plusieurs villages de la zone. « Il faudra  imaginer un programme de revitalisation des mares, faire face à leur ensablement » souligne Laly  Diao un éleveur bien connu dans la zone.
Les cotonculteurs de la communauté rurale de Koulinto département de Médina Yéro Foulah ont reçu la visite de du DG de la Sodefitex, Bachir Diop. Venu voir l’évolution des cultures, M. Diop s’est réjouit des efforts fournis par les producteurs pour la relance de la production cotonnière. Il a remis une tonne de riz aux producteurs Médina Issa pour que les bénéficiaires puissent mieux s’occuper de leurs périmètres. Une baisse de superficie consacrée au coton est enregistrée mais l’espoir est permis au vu des cycles végétatifs.
Les techniciens de l’agriculture interrogés partagent l’optimisme des producteurs. Selon eux, il n’y aucune raison de paniquer. Le ciel a d’ailleurs rouvert ses vannes depuis le dimanche soir 14.

Seule bémol : les quelques insectes nuisibles aux cultures. En effet, les cantharides sont signalées dans des parcelles de mil  dans la communauté rurale de Tankanto Escale et des criquets puants sont aussi visibles dans cette zone sur le tapis herbacé et dans les vallées mais ils ne constituent aucune menace réelle. 

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