Les contes, légendes et mythes du Fouladou étaient à l’honneur ce samedi 13 décembre. C’est à l’occasion de la veillée culturelle organisée dans la cour de la RTS par l’Association Jeunesse Francophonie Culture et Développement. Une initiative bien appréciée par le public qui réclame l’inscription de cet événement dans l’agenda culturel de la région.
« Le Fouldou a un patrimoine riche et varié. Malheureusement il est inexploité » Ce constat est de Abdoulaye Diack Président de L’association Jeunesse Francophonie Culture et Développement par ailleurs promoteur culturel et initiateur de cette veillée organisée ce samedi en partenariat avec une ONG dénommée Coopération Technique Espagnole et la Radio Régionale RTS de Kolda. A travers cet événement les organisateurs entendent « promouvoir les contes, les légendes et mythes de ce terroir et de montrer au monde que le Fouladou est détenteur d’un riche patrimoine culturel mais négligé » a expliqué le président Diack. Le public a bravé le froid pour assister à cet événement culturel rare qui a eu pour cadre la cour de la radio régionale RTS où rien n’a été négligé dans le décor pour rappeler et revisiter ce passé culturel du Fouladou les rythmes tradionels, le Tal Tallé et Tinndy jadis utilisé pour éduquer les enfants ont été ressuscité. Une case traditionnelle y a été construite, des enfants assis sur une natte à proximité du feu en train de suivre les contes d’une grand-mère. Les messages véhiculés par ces contes portaient essentiellement sur des valeurs comme le pardon, l’honnêteté, la patience dans la vie, la droiture entre autres.

A en croire Abdoulaye DIACK, les acteurs culturels de Kolda sont laissés en rade aujourd’hui. « Les semaines culturelles départementales et régionales organisées pendant les années 80 ont disparu. On avait au Fouladou de très grands acteurs culturels et comédiens qui réussissaient à remporter des trophées à l’occasion des compétitions nationales. Nos acteurs culturels ne vivent malheureusement pas de cette culture »se désole M.Diack avant d’ajouter que l’Etat et le Centre Culturel doivent aider ces acteurs culturels à mieux s’organiser et à se former davantage afin qu’ils puissent participer pleinement au développement socioéconomique et culturel du Sénégal.
Ismaila MANSALY/koldanews
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Commentaires
Bon courage Danka-Danka, moye diapou golo
Aboubacar
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