King Habib est un rappeur sénégalais toujours dans l’Underground. Toutefois, son dada est de mettre en lumière un style musical encore méconnu du public sénégalais, le slam. Ainsi, il compte intégrer ce genre dans le Hip-hop Galsen. Tout en marchant sur les traces du célèbre slameur français, Grand Corps Malade.
Habib Kane, connu sous le nom d’emprunt de King Habib, est un auteur, rappeur et slameur Sénégalais né en 1981 à Kolda. Il y fait un parcours scolaire classique jusqu’au jour où, pour des raisons de santé, il est contraint d’arrêter ses études. Très tôt, il écrit des textes de rap. À l’age de 14 ans, avec ses amis, il crée le groupe Diaspora qui devient le Penc mi de Kolda en 1998. Au bout de 2 ans, ce nouveau groupe est dissous et le jeune rappeur s’allie avec deux de ses frères pour créer le Kemtan J.
En 2002, King Habib décide de faire une carrière solo. Il fait son bonhomme de chemin et se produit dans son fief Kolda, à l’intérieur du pays, mais aussi dans la sous-région. En 2003, King Habib, fait une tournée au Mali et en Guinée-Bissau. Il participe à un festival en Gambie en 2005 et y gagne un prix pour sa participation à leur fameux concours «Who is the first». Mais King Habib connaît la véritable consécration avec son single «So nice» qui passait en boucle sur la quasi totalité des radios du pays. Il sera même sélectionné meilleur clip du mois par la Radio Télévision Sénégalaise (Rts), dès sa sortie en 2007.
La même année, l’artiste, comme une révélation, découvre le Slam. Lui-même dira : «J’ai écouté ‘Voyage en train’ de Fabien Marsaud, connu sous le nom de scène de Grand Corps Malade, le célèbre slameur français et ça a changé ma façon de voir la musique, ma façon de voir la vie en général.» Dès lors, il l’adopte au détriment du rap qu’il continue de faire sans toute fois la fougue des débuts. Il dit se sentir plus dans le slam. Qui est un art d'expression populaire oral, déclamatoire, qui se pratique dans des lieux publics comme les bars ou d'autres lieux associatifs, sous forme de rencontres et de joutes oratoires. On vient y dire, lire, scander, chanter, jouer des textes de son cru sur des thèmes libres et parfois imposés.
Le slam est née aux Usa en 1984 avec comme initiateur Adam Smith ; il faudra attendre plus de 10 ans pour la voir vulgariser avec des slameurs comme Grand Corps Malade, Abdel Malick, entre autres. Aujourd’hui, le Sénégal n’est pas en reste, car il a ses ambassadeurs slameurs à l’image de Sister Moona, de Matador du Bmg 44 ou encore de King Habib, pour ne citer que ceux-là.
King Habib se veut innovant et ne ménage aucun effort pour promouvoir son art, mais surtout le vulgariser au Sénégal. Il faut sortir des clichés, du stéréotype. Le slam n’est pas une affaire d’élite. Il n’est pas réservé aux bourgeois. King Habib fait du slam aussi bien dans la langue de Molière que dans son Poular maternel.
MAMITA KANE (stagiaire), L'observateur
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Comments
Du courage ne baisse jamais les bras
je suis fan de King et promotionnaire c vrai k le style qu il adopte n est pas tres connu au senegal mais je le felicite pour cette initiative et bon vent a lui .
peace.
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